Rends-nous dignes, Seigneur, de servir nos semblables à travers le monde, ceux qui vivent et meurent dans la pauvreté et la faim. Donne-leur, par nos mains, aujourd’hui leur pain quotidien, et par notre compréhension, donne-leur l’amour ; donne-leur la paix et la joie.
Combattre la pauvreté est plus difficile dans un pays riche que dans un pays pauvre.
La solitude et le sentiment de ne servir à personne — la pire forme de pauvreté.
Pour pouvoir annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, il faut savoir ce qu’est la pauvreté.
Parfois, les gens peuvent avoir faim de plus que du pain. Il est possible que nos enfants, notre mari, notre femme, n’aient pas faim de pain, n’aient pas besoin de vêtements, ne manquent pas de maison. Mais sommes-nous aussi sûrs qu’aucun d’eux ne se sent seul, abandonné, négligé, ayant besoin d’un peu d’affection ? Voilà aussi la pauvreté.
Je choisis la pauvreté de nos pauvres. Mais je suis reconnaissant de la recevoir (le Nobel) au nom des affamés, des nus, des sans-abri, des infirmes, des aveugles, des lépreux — de tous ceux qui se sentent indésirés, non aimés, sans considération dans la société ; des personnes devenues un fardeau pour la société et que chacun évite.
Sur certains continents, la pauvreté est plus spirituelle que matérielle : une pauvreté faite de solitude, de découragement, et du manque de sens dans la vie.