Jetsun Milarepa Citations
Les affaires du monde continueront pour toujours : ne retarde pas la pratique de la méditation. Dès que tu as reçu les instructions profondes d’un maître de méditation, avec une détermination centrée, mets-toi à réaliser la Vérité.
Dans l’horreur de la mort, je suis allé dans les montagnes — encore et encore — méditant sur l’incertitude de l’heure de la mort, et saisissant la forteresse de la nature sans fin et sans mort de l’esprit. Maintenant, toute peur de la mort est terminée, finie.
La vie est courte et le moment de la mort est incertain ; alors consacre-toi à la méditation. Évite de faire le mal et acquiers du mérite, autant que possible, même au prix de la vie elle-même. En bref : agis de sorte que tu n’aies aucune raison d’avoir honte de vous-mêmes, et tiens fermement à cette règle.
Quand vous courez après vos pensées, vous êtes comme un chien qui poursuit un bâton : chaque fois qu’on lance un bâton, vous courez après. Au lieu de cela, soyez comme un lion : plutôt que de courir après le bâton, il se tourne vers celui qui l’a lancé. On ne lance un bâton qu’une seule fois à un lion.
Tu menaces les autres avec tes crocs mortels. Mais en les tourmentant, tu ne fais que te tourmenter toi-même.
Pour atteindre l’état de Bouddha… il faut disperser les buts et les objets de cette vie au vent.
Celui qui sait que toutes choses sont son esprit, que tout ce qu’il rencontre est bienveillant, est toujours joyeux.
Ma religion, ce n’est pas me tromper moi-même.
Habituellement occupé à contempler l’amour et la compassion, j’ai oublié toute différence entre moi et les autres.
Je n’ai besoin de rien. Je ne cherche rien. Je ne désire rien.
On doit voir que toute apparence est comme de la brume et du brouillard.
Quelle folie de mépriser sa vie en combattant des ennemis qui ne sont que des fleurs fragiles ! Quelle stupidité de passer sa vie sans sens quand un corps humain précieux est un don si rare.
Je n’ai aucun désir de richesse ni de possessions, et donc je n’ai rien. Je ne ressens pas la souffrance initiale d’avoir à accumuler des possessions, ni la souffrance intermédiaire de devoir les garder et les entretenir, ni la souffrance finale de perdre ces possessions.
Quand on touche à l’essence de l’être, la sagesse rayonnante de la réalité illumine tout, comme le ciel sans nuages.
Dans l’intervalle entre les pensées, la sagesse non conceptuelle brille sans cesse.
Quand tu cours après tes pensées, tu es comme un chien qui poursuit un bâton.
Toute méditation doit commencer par l’éveil d’une profonde compassion. Quoi que l’on fasse doit naître d’une attitude d’amour et de bienfait envers les autres.
Si l’on reste trop longtemps avec des amis, ils finiront bientôt par s’en lasser ; vivre dans une telle proximité mène au déplaisir et à la haine. Il est bien humain d’attendre et d’exiger trop quand on demeure trop longtemps en compagnie.
Ma religion, c’est de vivre — et de mourir — sans regret.
Au début, l’argent ressemble à la Pierre qui exauce les vœux. Plus tard, il devient indispensable. Et à la fin, vous vous sentez comme un mendiant sans un sou.
Fort et en bonne santé, qui pense à la maladie jusqu’à ce qu’elle frappe comme la foudre ? Préoccupé par le monde, qui pense à la mort jusqu’à ce qu’elle arrive comme le tonnerre ?
Ne nourris pas d’espoir de réalisation ; pratique toute ta vie.
Avancez lentement, et vous arriverez bientôt.
Le monde sait qu’une chenille devient un papillon, mais il ne se soucie pas qu’elle devienne aussi un autre insecte : un papillon de nuit. L’un est diurne, l’autre nocturne. L’homme, une fois éveillé, peut changer le regard et changer ainsi de soi : d’Angulimala devenir un Bouddha.
Dans le monastère de ton cœur, tu as un temple où tous les Bouddhas se rassemblent.
