Swami Annamalai Citations sur le corps
À chaque instant, tu n’as qu’un seul vrai choix : être conscient du Soi, ou t’identifier au corps et à l’esprit.
La sadhana est un champ de bataille. Il faut rester vigilant. Ne prends pas livraison de croyances erronées, et ne t’identifie pas aux pensées qui arrivent et qui te causeront douleur et souffrance. Mais si ces choses commencent à t’arriver, riposte en affirmant : « Je suis le Soi ; je suis le Soi ; je suis le Soi. » Ces affirmations diminueront la puissance des flèches « Je suis le corps » ; et, finalement, elles te cuirasseront si bien que les pensées « Je suis le corps » qui viendront à toi n’auront plus le pouvoir de te toucher, de t’affecter ou de te faire souffrir.
L’esprit et le corps sont tous deux inertes. Toute énergie ou paix que tu éprouves ne peut venir que du Soi. Détache-toi de l’identification au corps. Ces expériences te rendent trop conscient du corps. Contente-toi d’être conscient du Soi et essaie de prêter le moins d’attention possible au corps. Le Soi est énergie pure, puissance pure. Accroche-toi à cela.
Il y a tant de pensées dans l’esprit. Pensée après pensée après pensée. Mais il y en a une qui demeure continue, bien qu’elle soit le plus souvent subconsciente : « Je suis le corps ». C’est le fil sur lequel toutes les autres pensées sont enfilées. Dès que nous nous identifions au corps en pensant cette pensée, la maya suit. Et il s’ensuit que si nous cessons de nous identifier au corps, la maya ne nous affectera plus.
Bhagavan est toujours présent, en toi et devant toi. Si tu ne recouvres pas la vision de Bhagavan avec ton ego, cela suffira. L’ego, c’est l’idée : « Je suis le corps ». Retire cette idée, et tu resplendis comme le Soi.
L’esprit n’est qu’un ensemble de pensées, et le penseur qui les pense. Le penseur est la pensée « Je », la pensée originelle qui surgit du Soi avant toutes les autres : elle s’identifie à toutes les autres pensées et dit : « Je suis ce corps ». Quand tu as éradiqué toutes les pensées, sauf le penseur lui-même, par une enquête incessante ou en refusant de leur accorder la moindre attention, la pensée « Je » s’enfonce dans le Cœur et se rend, ne laissant derrière elle qu’une conscience de la conscience.
Si tu maintiens le siège assez longtemps, viendra un moment où plus aucune pensée ne surgira ; ou, si elles surgissent, elles ne seront que des images fugitives, sans importance, à la périphérie de la conscience. Dans cet état sans pensées, tu commenceras à te faire l’expérience comme Conscience, et non comme esprit ou comme corps.
