Vous m’avez entendu, seul Ami que j’aime. Pour ravir mon cœur, vous êtes devenu homme. Vous avez versé votre sang : quel mystère suprême !… Et vous vivez encore pour moi sur l’Autel. Si je ne peux voir l’éclat de votre Visage, ni entendre votre voix douce, ô mon Dieu, je peux vivre de votre grâce ; je peux reposer sur votre Cœur sacré !
Tout est grâce ; tout est l’effet direct de l’amour de notre Père — difficultés, contradictions, humiliations, toutes les misères de l’âme, ses fardeaux, ses besoins — tout, parce que, par eux, elle apprend l’humilité, reconnaît sa faiblesse. Tout est grâce, car tout est don de Dieu. Quel que soit le caractère de la vie ou ses événements inattendus — pour le cœur qui aime, tout est bien.
J’ai aussi compris que l’amour de Dieu se manifeste tout aussi bien dans l’âme la plus simple qui n’oppose aucune résistance à Sa grâce que dans l’âme la plus élevée.