Le jnâna n’est donné ni de l’extérieur, ni par une autre personne. Il peut être réalisé par chacun, en son propre Cœur. Le gourou du jnâna de chacun n’est autre que le Soi Suprême, qui révèle toujours sa propre vérité dans chaque Cœur, par la conscience d’être « Je suis, Je suis ». Le don de la vraie connaissance par lui est une initiation au jnâna. La grâce du gourou n’est rien d’autre que cette conscience de soi qui est ta véritable nature. C’est la conscience intérieure par laquelle il révèle sans cesse son existence. Cette divine upadesa se poursuit naturellement en chacun.
La grâce n’est pas quelque chose d’extérieur à toi… En fait, ton désir même de grâce vient de la grâce qui agit déjà en toi.
La grâce de Dieu consiste en ceci : Il brille dans le cœur de chacun comme le Soi ; cette puissance de grâce n’exclut personne, qu’il soit bon ou autrement.
La grâce du Guru est comme un océan. Si quelqu’un vient avec une coupe, il ne recevra qu’une coupe d’eau. Inutile de se plaindre de la parcimonie de l’océan. Plus le vase est grand, plus on pourra en emporter. Tout dépend de lui.
La grâce est en toi. La grâce, c’est ton Soi. La grâce n’est pas quelque chose qu’on obtient auprès des autres. Si elle est extérieure, elle est inutile. Tout ce qui est nécessaire, c’est de savoir que son existence est en toi. Tu n’es jamais hors de son action.
La grâce est toujours présente. Tu l’imagines comme quelque chose de haut dans le ciel, loin de toi, quelque chose qui devrait descendre. En réalité, elle est en toi, dans ton cœur. Quand l’esprit repose dans sa source, la grâce jaillit, comme une source qui se met à couler en toi.
La grâce est en vous. Si elle était extérieure, elle serait inutile.
Sache que l’éradication de l’identification au corps est une charité, une austérité spirituelle et un sacrifice rituel ; c’est la vertu, l’union divine et le dévouement ; c’est le ciel, la richesse, la paix et la vérité ; c’est la grâce ; c’est l’état de silence divin ; c’est la mort sans mort ; c’est le jnana, le renoncement, la libération finale et la félicité.
La grâce est toujours présente. Il ne reste qu’à s’y abandonner.