Dans ce monde d’illusion, où, à la fin de l’épreuve, nous découvrons que tout a peu d’importance, peu de valeur, s’il existe un signe de réalité — quelque chose sur quoi l’on peut compter, et où l’on peut reconnaître un signe d’éternité — alors c’est dans la constance de l’amitié.
J’ai joué de la vina jusqu’à ce que mon cœur devienne le même instrument. Puis j’ai offert cet instrument au Musicien Divin, le seul musicien qui existe. Depuis lors, je suis devenue sa flûte, et quand Il le choisit, Il joue Sa musique. Les gens m’attribuent cette musique, qui en réalité ne vient pas de moi, mais du Musicien qui joue Son propre instrument.
Chaque esprit a sa propre mesure du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Cette mesure est faite par ce qu’on a vécu au cours de la vie, par ce qu’on a vu ou entendu ; elle dépend aussi de la croyance qu’on a dans une religion donnée, de sa naissance dans un pays donné et de son origine dans une race donnée. Mais ce qu’on peut vraiment appeler bien ou mal, juste ou injuste, c’est ce qui apaise l’esprit et ce qui lui cause de l’inconfort. Il n’est pas vrai—même si cela en a l’apparence—que ce soit l’inconfort qui cause les fautes. En réalité, ce sont les fautes qui causent l’inconfort, et c’est la droiture qui apporte l’apaisement.
La musique est la base de toute la création. En réalité, toute la création est musique, et ce que nous appelons musique n’est qu’une miniature de la musique originelle, qui est la création elle-même, exprimée en sons et en rythmes.