L’essence même de la méditation, c’est d’être si silencieux qu’il n’y ait aucun remuement de pensées en toi, que les mots ne se placent pas entre toi et la réalité, que tout le réseau des mots s’effondre, et que tu restes seul. Cette solitude, cette pureté, ce ciel sans nuages de ton être, voilà la méditation.
Si l’esprit veut comprendre la réalité, il devra sortir du passé et de l’avenir. Mais en sortant du passé et de l’avenir, ce n’est plus l’esprit. C’est pourquoi tous les grands maîtres du monde insistent : la porte de la réalité est sans esprit.
Le Zen embrasse tout. Il ne nie jamais, il ne dit jamais non à quoi que ce soit : il accepte tout et le transforme en une réalité plus élevée.
L’expérience de la vie est très amère. Elle n’est douce que dans l’imagination. Dans la réalité, elle est très amère. Il s’est échappé du palais, des femmes, des richesses, du luxe et de tout le reste.
Quoi que tu fasses, s’il y a la satisfaction et le sentiment que toute cette existence n’est rien d’autre que la manifestation du divin, que nous voyageons sur une terre sainte, que quiconque tu rencontres, tu rencontres Dieu — il n’y a pas d’autre voie. Seuls les visages diffèrent, mais la réalité intérieure est la même : toutes tes tensions disparaîtront. Et l’énergie impliquée dans les tensions commencera à devenir ta grâce, ta beauté.