Ce n’est pas le jeune homme qu’il faut considérer comme favorisé, mais l’homme âgé qui a bien vécu : car le jeune homme, dans sa force, s’égare beaucoup par hasard, vacillant dans ses croyances ; tandis que l’homme âgé a accosté au port, ayant préservé son véritable bonheur.
Celui qui dit que le temps de la philosophie n’est pas encore venu, ou qu’il est déjà passé, ressemble à quelqu’un qui dirait que le temps du bonheur n’est pas encore venu, ou qu’il est déjà passé.
Nous devons donc poursuivre ce qui conduit au bonheur, en voyant que lorsque le bonheur est présent, nous avons tout ; mais lorsqu’il est absent, nous faisons tout pour le posséder.
Nous devons méditer sur ce qui apporte le bonheur, car lorsqu’on l’a, on a tout ; et lorsqu’on le manque, nous faisons tout pour l’obtenir.
Le bonheur est le plus grand but de la vie de l’homme. La tranquillité et la rationalité sont les pierres angulaires du bonheur.
Nous sommes nés une fois, et il n’y aura pas de seconde naissance. Pour l’éternité, nous ne serons plus. Mais toi, bien que tu ne sois pas maître de demain, tu ajournes ton bonheur.