Paramahamsa Prajnanananda Citations sur le désir
Tu as obtenu cette rare naissance humaine. Tu as le désir d’évoluer. Tu as accepté la voie du Yoga. Pratique la pureté. Que toutes tes perceptions soient pures. Que toutes tes pensées soient pures. Que toutes tes activités soient pures. Alors tu es tout près du but — la réalisation de Soi est à portée de main.
Comment prévoyons-nous nos corps et nos vies ? Par notre propre karma. À chaque instant où nous faisons quelque chose, l’empreinte de ce karma demeure en nous. La somme totale de ces empreintes karmiques nous dirige vers où aller et quoi faire. Par exemple, aller dans une retraite spirituelle était une accumulation de karma. D’abord, la pensée apparaît ; peut-être que quelqu’un vous en a parlé. Puis le désir d’y aller se manifeste. Ensuite, vous planifiez comment prendre des vacances du travail, comment organiser l’argent, comment voyager, et quels vêtements il vous faut. Vous deviez accomplir de nombreux karmas pour un seul désir, et la somme de ce karma, ainsi que l’agrégation de la planification, s’appelle prakalpita : pensée préalable, ou planifiée d’avance.
« Ce corps est pré-pensé, pré-planifié. » Avant de naître dans ce monde, nous planifions nos corps. Nous décidons quel type de corps nous voulons. Mais nous ne nous en souvenons pas : nous avons oublié. Nous décidons aussi où naître ; c’est notre plan, personne d’autre. Il en va de même pour le genre de vie que nous voulons vivre. Quand nous voyageons, nous décidons où aller. Quand nous partons en voyage, nous arrangeons beaucoup de choses. De la même manière, quand nous voyageons sur Terre, nous arrangeons et préparons nos corps, nos familles, le type de vie que nous aurons : tout cela, c’était notre œuvre. C’est pourquoi on dit : ittham prakalpite dehe : « Dans ce corps qui a été pré-planifié par vous. » Ainsi, nous n’avons pas besoin d’être malheureux avec nos corps. Pourquoi ? Parce que nous recevons ce que nous voulions. Nous recevons le corps désiré. Si nous voulons expérimenter la liberté, nous devons chérir ce désir en nous. Ittham prakalpite dehe : « Ce corps est notre pensée, notre création. »
D’abord, ton propre désir. Ensuite, une bonne compagnie. Troisièmement, ta pratique. Quatrièmement, ta perfection.
Le seul désir ne suffit pas.
