Carl Jung Citations
Celui qui regarde au dehors rêve ; celui qui regarde en dedans s’éveille.
Être « normal » est l’objectif ultime de ceux qui n’y parviennent pas.
Une collection de cent grands cerveaux ne fait qu’un gros imbécile.
Pendant mon enseignement médical à l’Université de Bâle, j’ai trouvé la vivisection horrible, barbare — et surtout inutile.
Dans la vie réelle, il faut la plus grande discipline pour être simple, et l’acceptation de soi est l’essence du problème moral, et l’aboutissement d’une vision globale de la vie.
Les gens feraient n’importe quoi, même d’une absurdité totale, pour éviter d’affronter leur propre âme. Ils pratiqueront le yoga indien et tous ses exercices, suivront un régime alimentaire strict, étudieront la littérature du monde entier—tout cela parce qu’ils ne peuvent pas vivre avec eux-mêmes et qu’ils n’ont pas la moindre foi que quelque chose d’utile puisse jamais sortir de leur propre âme.
Rien n’est possible sans amour.
Non seulement le psychisme existe, mais il est l’existence elle-même. C’est un préjugé presque absurde de croire que l’existence ne peut être que physique… On pourrait dire au contraire que l’existence physique n’est qu’une inférence, puisque nous ne connaissons la matière qu’en tant que nous percevons des images psychiques transmises par les sens.
Les profondeurs psychiques sont la nature, et la nature est une vie créatrice.
Ta vision sera plus claire seulement quand tu parviendras à voir au-dedans de ton cœur.
Toute cette création est essentiellement subjective ; et le rêve est le théâtre où le rêveur est tout à la fois : scène, acteur, metteur en scène, régisseur, auteur, public et critique.
Quand un Indien Pueblo n’est pas dans le bon état d’esprit, il s’abstient de se rendre au conseil des hommes. Quand un ancien Romain trébucha sur le seuil en sortant de la maison, il renonça aux projets de la journée. Cela nous paraît insensé, mais dans des conditions de vie primitives, un tel présage incite au moins à la prudence. Quand je ne suis pas pleinement maître de moi-même, mes mouvements corporels peuvent être soumis à une certaine contrainte ; mon attention se détourne facilement ; je suis un peu distrait. Il en résulte que je heurte quelque chose, que je trébuche, que je laisse tomber quelque chose, ou que j’oublie quelque chose.
La discussion du problème sexuel n’est qu’un prélude quelque peu grossier à une question bien plus profonde : la relation psychologique entre les sexes. À côté de cela, les autres aspects pâlissent et deviennent insignifiants ; et c’est alors que nous entrons dans le domaine réel de la femme. La psychologie de la femme repose sur le principe d’Éros, le grand lien et le grand déliement ; tandis que, depuis les temps anciens, le principe dominant attribué à l’homme est le Logos.
Poser la bonne question, c’est déjà la moitié de la solution d’un problème.
C’est vraiment l’erreur de notre époque. Nous pensons qu’il suffit de découvrir des choses nouvelles, mais nous ne réalisons pas que connaître davantage exige un cœur…
Ils parlent avec douceur du progrès et du bonheur le plus grand possible, oubliant que le bonheur est lui-même empoisonné si la mesure de la souffrance n’a pas été accomplie.
Embrasse ton chagrin. Là, ton âme grandira.
Le Soi est défini psychologiquement comme la totalité psychique de l’individu. Tout ce qu’une personne pose comme étant une totalité plus grande que [elle-même] peut devenir un symbole du Soi. C’est pourquoi le symbole du Soi n’est pas toujours aussi total que la définition l’exigerait.
J’ai souvent vu des gens devenir névrosés lorsqu’ils se contentent de réponses inadéquates ou erronées aux questions de la vie.
Quand les faits sont rares, les spéculations représentent le plus souvent la psychologie individuelle.
La vie est une téléologie par excellence : c’est l’effort intrinsèque vers un but, et l’organisme vivant est un système d’objectifs orientés qui cherchent à s’accomplir.
La question décisive pour l’homme est : est-il relié à quelque chose d’infini, ou non ? Voilà la question qui révèle le sens de sa vie.
On ne sait pas si Hitler va fonder un nouvel islam. Il est déjà en chemin : il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique : belliqueuse et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu sauvage. Voilà peut-être l’avenir historique.
La projection [de notre propre ombre] fait du monde entier une réplique de notre visage inconnu.
Le sentiment d’un sens plus vaste à son existence, voilà ce qui élève l’homme au-delà du simple fait de gagner et de dépenser. S’il lui manque ce sentiment, il est perdu et malheureux.
