L’amour n’est pas sélectif ; le désir, lui, est sélectif. Dans l’amour, il n’y a pas d’étrangers. Quand le centre de l’égoïsme n’est plus, tous les désirs de plaisir et la peur de la douleur cessent ; on n’est plus intéressé à être heureux. Au-delà du bonheur, il y a une intensité pure, une énergie inépuisable, l’extase de donner depuis une source éternelle.
Abandonne le faux et tu seras délivré de la douleur ; la vérité rend heureux, la vérité libère.
Ce n’est que ton identification à ton esprit qui te rend heureux ou malheureux. Révolte-toi contre l’esclavage que tu as envers ton esprit : vois tes chaînes comme créées par toi-même, et brise les liens de l’attachement et du dégoût. Garde en vue ton but de liberté, jusqu’à ce qu’il t’apparaisse que tu es déjà libre. La liberté n’est pas quelque chose dans un lointain futur à conquérir par des efforts douloureux : elle est, de toute éternité, à toi — à utiliser ! La libération n’est pas une acquisition, mais une question de courage : le courage de croire que tu es déjà libre, et d’agir en conséquence.
Le monde ne cède pas au changement. Par sa nature même, il est douloureux et passager. Voyez-le tel qu’il est et dépouillez-vous de tout désir et de toute peur. Quand le monde ne vous retient plus, il devient un lieu de joie et de beauté. Vous ne pouvez être heureux dans le monde que lorsque vous en êtes libre.
Accrois et élargis tes désirs jusqu’à ce que seule la réalité puisse les combler. Ce n’est pas le désir qui est mauvais, mais sa petitesse et sa limitation. Le désir est dévotion. En tout cas, sois dévoué au réel, au cœur infini et éternel de l’être. Transforme le désir en amour. Tout ce que tu veux, c’est être heureux. Tous tes désirs, quels qu’ils soient, sont des expressions de ton aspiration au bonheur.
Soyez, s’il le faut, égoïste — mais dans la bonne voie. Souhaitez-vous du bien, travaillez à ce qui est bon pour vous. Détruisez tout ce qui se tient entre vous et le bonheur. Soyez tout ; aimez tout ; soyez heureux ; rendez heureux. Aucun bonheur n’est plus grand.
Les premiers pas vers l’acceptation de soi ne sont nullement agréables, car ce qu’on voit n’est pas un spectacle heureux. Il faut toute la courage pour aller plus loin.
C’est toujours le faux qui te fait souffrir : les désirs et les peurs faux, les valeurs et les idées fausses, les relations fausses entre les personnes. Abandonne le faux, et tu seras libre de la douleur ; la vérité rend heureux, la vérité libère.
Tout ce que tu veux, c’est être heureux. Tous tes désirs, quels qu’ils soient, aspirent au bonheur. Fondamentalement, tu te souhaites du bien… le désir en lui-même n’est pas mauvais. C’est la vie elle-même, l’élan de grandir en connaissance et en expérience. Ce sont les choix que tu fais qui sont erronés. Croire qu’une petite chose — nourriture, sexe, pouvoir, renommée — te rendra heureux, c’est se tromper soi-même. Seul quelque chose d’aussi vaste et profond que ton vrai Soi peut te rendre vraiment et durablement heureux.
Croire que tu dépends des choses et des personnes pour être heureux vient de l’ignorance de ta vraie nature. Savoir que tu n’as besoin de rien pour être heureux, sinon de la connaissance du Soi, c’est la sagesse.
Ma position est claire : produire pour distribuer, nourrir avant de manger, donner avant de prendre, penser aux autres avant de penser à soi. Seule une société désintéressée fondée sur le partage peut être stable et heureuse. Voilà la seule solution pratique. Si tu ne la veux pas, alors — bats-toi.