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Citations sur la peur par Eckhart Tolle

  • Quand tu te sens à l’aise avec l’incertitude, des possibilités infinies s’ouvrent dans ta vie. Cela signifie que la peur n’est plus un facteur dominant dans ce que tu fais, et qu’elle ne t’empêche plus d’agir pour initier le changement. Le philosophe romain Tacite l’a justement observé : « Le désir de sécurité s’oppose à toute grande et noble entreprise. » Si l’incertitude t’est inacceptable, elle devient peur. Si elle t’est parfaitement acceptable, elle devient présence à la vie, vigilance et créativité.
  • En fin de compte, il n’existe pas de « ma conscience » ; il n’y a que la conscience unique. Et sentir votre lien avec l’Un (je peux le sentir continuellement, c’est pourquoi je peux dire que je le sais avec certitude) : sentir ce lien avec la conscience unique qui imprègne l’univers, que, dans certaines traditions, on appelle Dieu. Sentir cela vous libère de la peur, de l’anxiété, et vous conduit vers un lieu de paix très profond — mais aussi vers une présence intensifiée, plus vivante.
  • La plupart des vies des gens sont gouvernées par le désir et la peur. Le désir est le besoin d’ajouter quelque chose à soi pour être soi plus pleinement. Toute peur est la peur de perdre quelque chose et, ainsi, de diminuer, d’être moins. Ces deux mouvements voilent le fait que l’Être ne peut être ni donné ni retiré. L’Être dans sa plénitude est déjà en toi. Maintenant.
  • Toute négativité est causée par une accumulation de temps psychologique et par le refus du présent. L’inconfort, l’anxiété, la tension, le stress, l’inquiétude — toutes les formes de peur — sont causés par trop de futur et pas assez de présence. La culpabilité, le regret, l’amertume, les griefs, la tristesse, la rancœur, et toutes les formes de non-pardon sont causés par trop de passé et pas assez de présence.
  • Accorde toute ton attention à ce que tu ressens, et évite de le nommer mentalement. En entrant dans la sensation, sois intensément attentif. Au début, cela peut sembler un lieu sombre et terrifiant ; et lorsque l’envie de s’en détourner vient, observe-la, mais n’y cède pas. Continue à porter ton attention sur la douleur ; continue à ressentir le chagrin, la peur, l’effroi, la solitude — quoi que ce soit. Reste vigilant, reste présent : présent avec tout ton Être, avec chaque cellule de ton corps. Ce faisant, tu apportes une lumière dans cette obscurité. C’est la flamme de ta conscience.
  • Comme c’est merveilleux d’aller au-delà du désir et de la peur dans tes relations. L’amour ne veut rien et ne craint rien.
  • Quand tu es pleinement présent avec chacun de ceux que tu rencontres, tu renonces à l’identité conceptuelle que tu as fabriquée pour eux — ton interprétation de qui ils sont et de ce qu’ils ont fait dans le passé — et tu peux interagir sans les mouvements égoïques du désir et de la peur. L’attention, qui est un calme éveillé, en est la clé.
  • Si l’incertitude t’est inacceptable, elle se transforme en peur. Si elle t’est parfaitement acceptable, elle se transforme en une vitalité accrue, en vigilance et en créativité.