Vis avec cela. Tu vis avec le plaisir, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas vivre complètement avec la souffrance ? Peux-tu vivre avec elle sans chercher à t’en échapper ? Que se passe-t-il ? Observe. L’esprit est très clair, très lucide. Il fait face au fait. La souffrance elle-même, transformée en passion, devient immense. De là naît un esprit qui ne peut jamais être blessé. Point final. Voilà le secret.
La méditation n’est pas la poursuite du plaisir ni la recherche du bonheur. Au contraire, la méditation est un état d’esprit où il n’y a ni concept ni formule—et donc une liberté totale. C’est seulement à un tel esprit que cette félicité vient sans être cherchée et sans être invitée. Une fois qu’elle est là, même si tu vis dans le monde avec tout son bruit, son plaisir et sa brutalité, tout cela ne touchera pas cet esprit.
Mourir chaque jour à chaque problème, à chaque plaisir, et ne porter aucun problème ; ainsi l’esprit demeure extraordinairement attentif, actif, clair.