Les cinq yamas sont : non-violence, véracité, non-vol, brahmacharya et non-attachement. Les cinq niyamas sont : pureté, contentement, étude du Soi, tapas (austérité) et remise à Dieu. Les yamas et les niyamas sont les deux premières composantes des huit composantes intégrales du yoga : yamas, niyamas, asanas, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi. La pratique du yoga (sadhana) ne peut se faire qu’à l’intérieur de la forteresse protectrice des yamas et des niyamas. Sans ce fondement, le chercheur est condamné à des perturbations sans fin.
Les yama et niyama (les disciplines et les observances) sont des aides à la purification. Elles rendent la sadhana plus simple. Si on les néglige, de nombreux obstacles surgissent pendant la sadhana, et il faut très longtemps pour déraciner ces maux. Pour gagner du temps et de l’énergie, il est nécessaire de recourir aux yama et niyama.
Le chercheur qui veut poursuivre paisiblement la voie du sadhana doit renoncer à la violence, à la non-vérité, au vol, à la promiscuité, à l’accumulation, à la jalousie, à l’impatience, à la cruauté, à la suralimentation et aux autres impuretés. Tout cela doit être évité et abandonné ; sinon, il y aura toujours des distractions et des troubles dans la pratique du sadhana.
Il existe d’innombrables asanas et mudras. Pourtant, les anciens maîtres n’en ont donné la prédominance qu’à dix. Ce sont : mulabandha, uddiyanabandha, jalandharbandha, mahamudra, mahavedha, mahabandha, viparitakarani, vajroli, shakticalana et khechari. Ces dix mudras sont les expériences immortelles du kriya yoga. Un vrai yogi les réalisera certainement par une sadhana yogique appropriée.
Un aspect unique de la pratique du yoga (sadhana), c’est que la pratique entière et sincère de n’importe quelle technique fait spontanément surgir, d’une manière naturelle, tout l’éventail des techniques yogiques. Ainsi, les étapes initiales du yoga préparent le terrain pour les étapes plus avancées.