Cet être humain est une maison d’accueil. Chaque matin est une nouvelle arrivée. Une joie, une dépression, une mesquinerie, une prise de conscience passagère viennent comme un visiteur inattendu… Bienvenue et accueille-les tous. Traite chaque hôte avec honneur. La pensée sombre, la honte, la malveillance : rencontre-les à la porte en riant, et invite-les à entrer. Sois reconnaissant envers quiconque vient, car chacun est envoyé comme un guide venu d’au-delà.
Quand tu ressens une joie paisible, c’est alors que tu es proche de la vérité.
Quand tu fais les choses depuis ton âme, tu sens en toi un fleuve qui bouge, une joie.
Le chagrin te prépare à la joie. Il balaie violemment tout hors de ta maison, afin que la nouvelle joie ait de la place pour entrer. Il secoue les feuilles jaunes de la branche de ton cœur, pour que de nouvelles feuilles vertes puissent pousser à leur place. Il arrache les racines pourries, afin que de nouvelles racines cachées aient la place de grandir. Tout chagrin qui secoue ton cœur laisse place à des choses bien meilleures.
Tout ce que tu vois a ses racines dans le monde invisible. Les formes peuvent changer, mais l’essence demeure la même. Tout ce qui est merveilleux disparaîtra, toute parole douce s’effacera ; mais ne te décourage pas : la source d’où cela vient est éternelle, elle grandit, elle se ramifie, donnant une vie nouvelle et une joie nouvelle. Pourquoi pleures-tu ? La source est en toi, et tout ce monde jaillit de là.
Ne t’attriste d’aucune joie qui s’est enfuie pour toujours : elle reviendra à toi sous une autre forme. Sache-le avec certitude.