Avoir une profonde sensibilité au bouddhisme n’est pas l’essentiel ; nous faisons simplement ce que nous devons faire, comme manger le soir et aller dormir. Voilà le bouddhisme.
Une personne de sagesse n’est pas celle qui pratique le bouddhisme en dehors des affaires du monde ; c’est plutôt celle qui comprend pleinement les principes par lesquels le monde est gouverné.
Le but d’étudier le bouddhisme n’est pas d’étudier le bouddhisme, mais d’étudier nous-mêmes.
Le but d’étudier le bouddhisme n’est pas d’étudier le bouddhisme, mais d’étudier nous-mêmes. C’est pourquoi nous avons un enseignement. Mais l’enseignement n’est pas nous-mêmes. C’est une explication de nous-mêmes. Étudier l’enseignement, c’est se connaître. C’est pourquoi nous ne nous attachons jamais à l’enseignement, ni au maître. Le moment où tu rencontres un maître, tu dois quitter le maître, et devenir indépendant. Tu veux un maître pour pouvoir être indépendant. Alors tu étudies tes propres profondeurs. Tu as le maître pour toi-même, pas pour le maître.
Le bouddhisme, en une longue prière.
Le secret du bouddhisme consiste à retirer toutes les idées, tous les concepts, afin que la Vérité ait une chance de pénétrer et de se révéler.
Le bouddhisme ne te dit pas ce qui est faux et ce qui est vrai ; il t’encourage plutôt à le découvrir par toi-même.
Tout ce que tu cherches est déjà en toi. Dans l’hindouisme, on l’appelle l’Atman ; dans le bouddhisme, le pur esprit du Bouddha. Le Christ a dit : « Le royaume des cieux est en vous. » Les Quakers l’appellent la « petite voix silencieuse » à l’intérieur. C’est l’espace de la pleine conscience en harmonie avec tout l’univers, et c’est ainsi que la sagesse elle-même se manifeste.
Le bouddhisme… n’est pas une culture, mais une critique de la culture : une révolution non-violente durable, ou une « opposition loyale » à la culture dans laquelle il s’inscrit.
Le bouddhisme ne contient aucune idée d’une loi morale posée par quelque sorte de législateur cosmique.
Quand tu essaies d’atteindre quelque chose, ton esprit commence à vagabonder ailleurs. Quand tu n’essaies d’atteindre rien, tu as ton corps et ton esprit ici, maintenant. En bouddhisme, c’est une vue hérétique d’attendre quelque chose en dehors de ce monde. Nous ne cherchons rien en dehors de nous-mêmes.
Buddha lui-même enseignait des doctrines différentes à des personnes différentes, dans des circonstances différentes. Pour certains, il y a des croyances fondées sur un Créateur. Pour d’autres, pas de Créateur. La seule « vérité définitive » du bouddhisme est la négation absolue de toute vérité comme Vérité définitive.
Toutes les religions abrahamiques sont des religions centrées sur Dieu, des religions théistes. Et, parce que c’est le seul type de religion auquel l’Occident a été habitué, elles trouvent quelque chose comme le bouddhisme très déroutant. Comment peut-on avoir une religion sans Dieu ? Alors qu’en Inde, ce n’est aucun problème. Le bouddhisme existe depuis 2500 ans ; le jaïnisme même avant… Dans le bouddhisme, on ne parle pas de Dieu. C’est ouvertement agnostique. Dans le jaïnisme, on ne parle pas de Dieu.
Chaque religion a aidé l’humanité. Le paganisme a accru en l’homme la lumière de la beauté, l’ampleur et la hauteur de sa vie, son aspiration à une perfection à multiples facettes ; le christianisme lui a donné une vision de l’amour divin et de la charité ; le bouddhisme lui a montré une voie noble pour devenir plus sage, plus doux, plus pur ; le judaïsme et l’islam lui ont appris à être fidèles religieusement dans l’action, et dévoués avec zèle à Dieu ; l’hindouisme lui a ouvert les plus vastes et les plus profondes possibilités spirituelles.
Un érudit essaie d’apprendre quelque chose chaque jour ; un étudiant du bouddhisme essaie de désapprendre quelque chose chaque jour.
Le Bouddha parlait de la réalité. La réalité peut être une, dans son essence la plus profonde, mais le Bouddha a aussi déclaré que toutes les propositions concernant la réalité ne sont que contingentes. La réalité est dépourvue d’une identité intrinsèque que l’on pourrait saisir par une seule proposition. C’est ce que le Bouddha voulait dire par « vacuité ». C’est pourquoi le bouddhisme décourage fortement la foi aveugle et le fanatisme.