Sri Aurobindo Citations
En nous-mêmes, des forces mortelles sont nourries ; nous faisons de nos propres ennemis nos hôtes.
La Personne est une bulle sur la mer du Temps.
Oui, il est difficile pour l’homme de dépasser l’idée du devoir.
L’Inde est le lieu de rencontre des religions. Et parmi elles, l’hindouisme seul est, à lui seul, une réalité vaste et complexe : ce n’est pas tant une religion qu’une grande masse diversifiée de pensée spirituelle, de réalisation et d’aspiration, subtilement unifiée.
Ce que nous appelons la religion hindoue est en vérité la religion éternelle, parce qu’elle embrasse toutes les autres.
L’athée est Dieu qui joue à cache-cache avec Lui-même.
Notre connaissance humaine est une bougie brûlée sur un autel sombre, face à une Vérité immense comme le soleil.
L’inspiration est un mince fleuve de clarté jaillissant d’une connaissance vaste et éternelle ; elle dépasse la raison plus parfaitement que la raison ne dépasse la connaissance des sens.
Le but suprême, c’est la liberté de l’esprit.
Pour voir, il faut cesser d’être au milieu du tableau.
Toutes sortes d’indices viennent d’en haut, et tout ce que tu fais doit être rapporté à l’Au-delà.
Une vie sans but est toujours une vie troublée. Chaque individu devrait avoir un but. Mais n’oublie pas que la qualité de ton but dépendra de la qualité de ta vie. Ton but doit être élevé et vaste, généreux et désintéressé ; cela rendra ta vie précieuse pour toi-même et pour les autres. Quel que soit ton idéal, il ne peut être réalisé parfaitement que si tu as réalisé la perfection en toi.
Dès le commencement, l’Inde a vu — et même à travers ses âges de raison, et son époque d’ignorance croissante — qu’on ne peut pas voir la vie correctement à la seule lumière de l’extérieur, qu’on ne peut pas la vivre parfaitement par la seule puissance de ses extériorités.
Le péché et la vertu sont un jeu de résistance que nous jouons avec Dieu, dans Ses efforts pour nous attirer vers la perfection.
Si l’Enfer était possible, ce serait le chemin le plus court vers le plus haut des cieux. Car Dieu aime, assurément.
Paradoxe, s’il en est : toute créature aspire à la liberté, et pourtant chacune aime ses chaînes. Voilà le premier paradoxe et le nœud inextricable de notre nature.
La mort n’est qu’un changement de nos vêtements : pour attendre, à la porte de l’Éternel, dans des habits de noces.
Même si l’être n’est pas entièrement purifié, des variétés d’inspirations et de pouvoirs peuvent descendre d’en haut ; mais cela peut conduire à de graves erreurs. Les inspirations d’en haut, mêlées aux impuretés d’en bas, se brouillent. Et le sâdhak les prend alors pour un ordre absolu. Beaucoup de sâdhaks sont ainsi tombés dans le danger. C’est pourquoi il faut particulièrement insister sur la purification de l’être.
Quand nous sommes passés au-delà des « savoirs », alors nous aurons la Connaissance.
L’expression « d’en haut » n’est pour nous qu’une manière de parler. Beaucoup reçoivent d’en haut l’ordre d’agir — nous l’appelons intuition.
Ce que les hommes appellent connaissance, c’est l’acceptation raisonnée de fausses apparences. La sagesse regarde derrière le voile et voit.
Oui, cette conscience du Purusha doit être maintenue ; sinon le calme ne durera pas. Les coups et les chocs qui viennent de l’extérieur ne peuvent pas vous troubler, si cette conscience du Purusha reste en arrière-plan.
La souffrance nous rend capables de toute la force du Maître du Délice ; elle nous rend aussi capables de supporter le jeu total du Maître de la Puissance. La douleur est la clé qui ouvre les portes de la force ; c’est la route élevée qui mène à la ville de la béatitude.
Ce qui est requis, c’est la foi. L’homme a un corps, une vie et un esprit, mais ce n’est pas tout ce qui constitue l’homme. Il s’est élevé jusqu’à l’esprit par suite de l’évolution. Maintenant, une conscience plus élevée va évoluer—c’est ce que j’appelle la Superconscience. C’est l’instrument de la Conscience Divine, la Conscience-Vérité.
Mais les difficultés sont faites pour être surmontées, et si la Volonté suprême est là, elles seront surmontées.
