Sri Aurobindo

Sri Aurobindo

Philosophe et poète indien.

Un éminent philosophe et chef spirituel indien qui a développé le Yoga Intégral, qui vise la transformation de la nature humaine en une conscience divine. Ses écrits explorent l'évolution de la conscience et le potentiel d'un éveil spirituel qui inclut non seulement l'illumination personnelle mais aussi la transformation de la société. Son œuvre souligne l'intégration de la pratique spirituelle à la vie quotidienne et la poursuite d'un but supérieur et évolutif.

Sri Aurobindo Citations sur la nature

  • Paradoxe, s’il en est : toute créature aspire à la liberté, et pourtant chacune aime ses chaînes. Voilà le premier paradoxe et le nœud inextricable de notre nature.
  • Une direction spirituelle totale, donnée à toute la vie et à toute la nature, peut seule élever l’humanité au-delà d’elle-même… Ce miracle évolutif ne peut se produire que par l’émergence complète de l’âme, la descente totale de la lumière et de la puissance natives de l’Esprit, et le remplacement ou la transformation—et l’élévation—de notre nature mentale et vitale insuffisante par une Supernature spirituelle et supramentale.
  • La nature cachée est Dieu secret.
  • Éveille-toi, transcende-toi toi-même : tu es l’homme, et toute la nature de l’homme doit devenir plus que lui-même.
  • Il n’y a donc aucune raison de limiter la possibilité de l’évolution en prenant notre organisation actuelle ou notre statut d’existence comme définitifs. L’animal est un laboratoire où la Nature a façonné l’homme ; l’homme pourrait très bien être un laboratoire où elle veut façonner le surhomme, révéler l’âme comme une être divin, et faire évoluer une nature divine.
  • Observe et prends du recul par rapport à la Nature : c’est la première étape vers la liberté de l’âme.
  • En vous, il y a une nature active et forte. Et cela, en vous, est un point de force. Si vous pouvez la modeler correctement, elle deviendra une force très grande. Mais c’est aussi votre point faible : un obstacle dans la sadhana.
  • Tout fanatisme est faux, parce qu’il contredit la nature même de Dieu et de la Vérité. La Vérité ne peut être enfermée dans un seul livre, une Bible, un Veda ou un Coran, ni dans une seule religion. L’Être divin est éternel, universel, infini : il ne peut être la propriété exclusive des musulmans, ni seulement des religions sémitiques — celles qui, issues de la ligne de la Bible, ont eu pour fondateurs des prophètes juifs ou arabes.
  • Il y a un voile entre le Superesprit au-dessus et la Prakriti inférieure en dessous : le voile des formations profondément enracinées. Ce voile peut se retirer complètement ou partiellement. Ainsi, même s’il y a une petite ouverture, le contact de la Lumière d’en haut transformera lentement la nature inférieure.
  • La spiritualité est la clé maîtresse de l’esprit indien. C’est cette inclination dominante de l’Inde qui donne son caractère à toutes les expressions de sa culture. En fait, elles sont nées de sa tendance spirituelle innée, dont sa religion est une floraison naturelle. L’esprit indien a toujours compris que le Suprême est l’Infini, et il a perçu que, pour l’âme dans la Nature, l’Infini doit toujours se présenter sous une variété infinie d’aspects.
  • Il est vrai que, chez l’homme, le subliminal est la plus grande part de sa nature et qu’il contient le secret des dynamiques invisibles qui expliquent ses activités de surface. Mais la partie vitale inférieure, le subconscient — tout ce que semble connaître cette psychanalyse de Freud, et dont elle ne connaît que quelques coins mal éclairés — n’est rien de plus qu’une portion limitée et très inférieure de l’ensemble subliminal… Commencer par ouvrir le subconscient inférieur, en risquant de faire remonter tout ce qui y est impur ou obscur, c’est aller au-devant des ennuis, inviter le trouble.
  • Espérer un vrai changement de la vie humaine sans changer la nature humaine est une proposition irrationnelle et non spirituelle.
  • L’évolution n’est pas terminée : la raison n’est pas le dernier mot, ni l’animal raisonnant la figure suprême de la Nature. Comme l’homme est sorti de l’animal, ainsi le surhomme émerge-t-il de l’homme.
  • Le yoga que nous pratiquons n’est pas seulement pour nous-mêmes, mais pour le Divin. Son but est de mettre en œuvre la volonté du Divin dans le monde : d’opérer une transformation spirituelle et de faire descendre une nature divine et une vie divine dans la nature mentale, vitale et physique de l’humanité, ainsi que dans sa vie. Son objet n’est pas la délivrance personnelle, bien que la délivrance soit une condition nécessaire du yoga ; mais la libération et la transformation de l’être humain. Ce n’est pas une félicité personnelle, mais la descente de la félicité divine — le Royaume des Cieux du Christ, notre Satyayuga — sur la terre.
  • Dieu agit à travers des vases purs comme à travers des vases impurs, mais cela ne signifie pas qu’il faille garder la nature impure pour toujours. Quand le vase deviendra pur, l’élan d’action venant de l’intérieur deviendra une action sans défaut, définitive. Tant que cela ne s’est pas produit, il faut réduire ses activités.
  • Rien, dans les multiples processus de la Nature — qu’elle s’occupe des êtres humains ou des choses — ne se produit par hasard, par accident, ou n’est vraiment livré à la merci de causes extérieures.
  • Faire une révolution n’est pas dans la nature de nos peuples.
  • L’homme est un être transitoire : il n’est pas l’aboutissement. En lui, et bien au-delà de lui, montent les degrés lumineux qui conduisent vers une sorte de surhumanité divine. Le pas de l’homme vers le surhomme est la prochaine réalisation qui s’approche dans l’évolution de la terre. Là se trouvent notre destin et la clé libératrice de notre aspiration — mais aussi de notre existence humaine, troublée et limitée : inévitable, car elle est à la fois l’intention de l’Esprit intérieur et la logique du processus de la Nature.
  • Si l’on admet que l’esprit est impliqué dans la matière et que la nature apparente est Dieu secret, alors la manifestation du divin en soi, et la réalisation de Dieu au-dedans et au-dehors, sont le but le plus élevé et le plus légitime possible pour l’homme sur cette terre.
  • Et, pour posséder la Vérité, il faut arrêter les jeux de la nature inférieure.
  • Le but unique de [mon] yoga est le développement intérieur du Soi : ainsi, chacun qui le suit pourra, avec le temps, découvrir le Un Soi en tout et évoluer vers une conscience plus élevée que la conscience mentale — une conscience spirituelle et supramentale qui transformera et divinisera la nature humaine.
  • Fais confiance à la puissance divine, et elle libérera en toi les éléments divins, puis tout sera façonné en une expression de la nature divine.
  • La liberté de l’homme est relative, et elle ne peut être tenue pour seule responsable de l’imperfection de sa nature.
  • Comme dans toutes les sciences de l’enfance, l’habitude universelle de l’esprit humain — prendre une vérité partielle ou locale, la généraliser indûment et essayer d’expliquer tout un domaine de la nature dans des termes étroits — s’y déchaîne ici (en psychanalyse). De plus, l’exagération de l’importance des complexes sexuels refoulés est une faussehood dangereuse.
  • La croissance progressive de la conscience finie de l’homme vers ce Soi, vers l’universel, l’éternel, l’infini — en un mot, sa croissance vers la conscience spirituelle par le développement de son être naturel ordinaire, ignorant, en une nature divine illuminée : voilà, pour la pensée indienne, la signification de la vie et le but de l’existence humaine.