Alan Watts Citations
Vous êtes une fonction de ce que fait l’univers entier, de la même manière qu’une vague est une fonction de ce que fait l’océan tout entier.
La méditation est la découverte que le sens de la vie est toujours atteint dans l’instant immédiat.
Pour l’esprit taoïste, une vie vide et sans but ne suggère rien de déprimant. Au contraire : elle évoque la liberté des nuages et des ruisseaux de montagne, errant sans aller nulle part ; des fleurs dans des gorges impénétrables, belles sans qu’aucun regard ne les voie ; et l’écume de l’océan qui lave le sable sans fin.
On ne peut pas faire l’amour sans l’art.
L’omnipotence n’est pas savoir comment tout est fait ; c’est simplement le faire.
Il vaut mieux avoir une vie courte, pleine de ce que tu aimes faire, qu’une longue vie passée d’une manière misérable.
Si tu aimes une personne, tu lui dis : « Écoute, je t’aime, quoi que cela signifie. J’en ai vu une bonne part, et je sais qu’il y a beaucoup que je n’ai pas vu, mais c’est toi, et je veux que tu sois ce que tu veux être. Et je ne serai pas heureux si je t’enferme dans une cage. Tu serais un oiseau sans chant. »
Quand on parle d’éveil, cela signifie dés-hypnotisation : revenir à ses sens. Mais bien sûr, pour cela, il faut sortir de son esprit.
Ton corps n’élimine pas les poisons en connaissant leurs noms. Essayer de contrôler la peur, la dépression ou l’ennui en les appelant par des noms, c’est recourir à la superstition : croire aux malédictions et aux invocations. On comprend facilement pourquoi cela ne marche pas. Évidemment, nous essayons de connaître, de nommer et de définir la peur pour la rendre « objective ».
La vie de chacun est un acte sans acteur ; c’est pourquoi on a toujours reconnu que l’homme insensé qui a perdu son esprit est une parodie du sage qui a transcendé son ego. Si l’un est paranoïaque, l’autre est métanoïaque.
Un engagement irrévocable envers une religion quelconque n’est pas seulement un suicide intellectuel ; c’est une infidélité positive, car cela ferme l’esprit à toute nouvelle vision du monde. La foi est, avant tout, ouverture — un acte de confiance envers l’inconnu.
En remplaçant la peur de l’inconnu par la curiosité, nous nous ouvrons à un flot infini de possibilités. Nous pouvons laisser la peur gouverner nos vies, ou devenir comme des enfants, guidés par la curiosité : repousser nos limites, sortir de nos zones de confort, et accepter ce que la vie nous présente.
Quand vous vous libérez de certains concepts fixes sur la manière dont le monde est, vous découvrez qu’il est bien plus subtil et bien plus miraculeux que vous ne l’aviez cru.
Beaucoup de gens ne grandissent jamais. Ils restent toute leur vie avec un besoin passionné d’une autorité extérieure et de conseils, feignant de ne pas faire confiance à leur propre jugement.
Quelle que soit l’impression que je puisse avoir de la différence entre une étoile et l’espace sombre qui l’entoure, je ne dois pas oublier que je ne vois les deux qu’en relation l’un avec l’autre, et que cette relation est inséparable.
Percevoir la forme révèle le vide, et voir que le vide révèle la forme : voilà le secret pour vaincre la mort. Dans la mesure où l’on ne connaît pas l’espace, on ne connaît pas sa propre éternité — c’est la même chose !
Des philosophes chinois différents, écrivant probablement aux Ve-IVe siècles avant notre ère, ont présenté quelques idées majeures et une manière de vivre que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de taoïsme : la correspondance entre l’homme et la tendance, ou la marche, du monde naturel.
Les hôpitaux devraient être organisés de façon à rendre le fait d’être malade une expérience intéressante. On apprend beaucoup parfois en étant malade.
Le psychothérapeute… essaie d’aider l’individu à être lui-même et à avancer seul, sans causer d’offense inutile à sa communauté : être dans le monde (celui de la convention sociale), mais ne pas être du monde.
Il existe un mystère ineffable qui sous-tend nous-mêmes et le monde. C’est l’obscurité d’où la lumière jaillit. Quand tu reconnais l’intégrité de l’univers et que la mort est aussi certaine que la naissance, alors tu peux te détendre et accepter que les choses sont ainsi. Il n’y a rien d’autre à faire.
Si tu étudies les écrits des mystiques, tu y trouveras toujours des choses qui semblent paradoxales, comme dans le Zen, en particulier.
Je veux… fréquenter des personnes dont les émotions ne sont pas… froides et distantes.
Respirer est important dans la pratique de la méditation, parce que c’est la faculté en nous qui est à la fois volontaire et involontaire. Vous pouvez sentir que vous respirez, et tout aussi bien sentir que c’est la respiration qui respire. C’est donc une sorte de pont entre le monde volontaire et le monde involontaire — un lieu où ils ne font qu’un.
Avoir la foi, c’est se confier à l’eau. Quand tu nages, tu ne t’agrippes pas à l’eau : si tu le fais, tu couleras et tu te noieras. Au contraire, tu te détends et tu flottes.
Si le bonheur dépend toujours de quelque chose qu’on attend dans le futur, nous poursuivons un leurre qui nous échappe sans cesse, jusqu’à ce que le futur — et nous-mêmes — disparaissent dans l’abîme de la mort.
