Un corps sans maladie, un souffle sans tremblement, un esprit sans stress, une intelligence sans inhibition, une mémoire sans obsession, un ego qui inclut tout, et une âme libre de la tristesse : tel est le droit de naissance de chaque être humain.
Les droits humains signifient protéger la liberté de l’autre, veiller à ce que l’autre soit aussi comme soi. Les droits humains, c’est donner aux autres la sécurité, leur permettre de vivre.
Un potentiel humain pleinement épanoui, c’est l’éveil. C’est redevenir enfant, et revenir à ta nature originelle.
L’évolution humaine comporte deux étapes : passer d’être quelqu’un à être personne ; puis de n’être personne à être tout le monde. Cette connaissance peut apporter partage et sollicitude dans le monde entier.
Les enseignants peuvent être un exemple vivant pour leurs élèves. Non pas que les enseignants doivent chercher des élèves pour les idéaliser. Celui qui mérite d’être idéaliser ne se soucie pas que les autres l’idéaliseront ou non. Chacun doit voir que tu n’enseignes pas seulement des valeurs humaines : tu les vis. Parfois, il est inévitable que l’on t’idéalise — il vaut mieux pour les enfants d’avoir un modèle, ou un but, car alors la qualité d’adoration en eux peut naître.
Quand les gens perdent la foi en la bonté naturelle du caractère humain, et donc la confiance dans la bonté spirituelle, c’est une des raisons pour lesquelles la corruption s’est autant répandue aujourd’hui.
La vie est plus que la matière. Si elle n’était que matière, il n’y aurait pas besoin de confort. La matière ne ressent ni le confort ni l’inconfort, ni la beauté ni la laideur, ni l’amour ni la compassion, ni la joie ni la tristesse. Un fauteuil se sentirait-il désolé ou heureux ? Non : la matière n’a pas ces valeurs plus fines. Elles appartiennent au domaine de l’esprit. Mais la vie est aussi plus que l’esprit. Si elle n’était que l’esprit, il n’y aurait pas besoin d’eau, de nourriture, ni de repos. La vie humaine est une combinaison des deux : matière et esprit.