Il semble que la particularité des êtres humains soit de réfléchir : ils pensent à penser et savent qu’ils savent. Comme d’autres systèmes de retour, cela peut conduire à des cercles vicieux et à des confusions si on ne le gère pas correctement, mais la conscience de soi rend l’expérience humaine résonnante. Elle donne à tout ce que nous pensons et ressentons un « écho » simultané, comme la caisse d’un violon fait vibrer le son des cordes. Elle donne de la profondeur et du volume à ce qui, autrement, serait superficiel et plat.
L’incapacité d’accepter l’expérience mystique est plus qu’un handicap intellectuel. Le manque de conscience de l’unité fondamentale de l’organisme et de l’environnement est une hallucination grave et dangereuse. Car, dans une civilisation dotée d’un pouvoir technologique immense, le sentiment d’aliénation entre l’homme et la nature conduit à l’usage de la technologie dans un esprit hostile—à la « conquête ».
Le manque de conscience de l’unité fondamentale entre l’organisme et l’environnement est une hallucination grave et dangereuse.
Si, alors, ma conscience du passé et de l’avenir me rend moins conscient du présent, je dois me demander si je vis réellement dans le monde réel.