Approfondissez et élargissez votre conscience de vous-même, et toutes les bénédictions se déverseront. Vous n’avez rien à chercher : tout viendra à vous, naturellement et sans effort.
La conscience est toujours là. Elle n’a pas besoin d’être réalisée. Ouvre le volet de l’esprit, et il sera inondé de lumière.
Quand l’esprit est calme, nous apprenons à nous connaître comme le témoin pur. Nous nous retirons de l’expérience et de celui qui expérimente, et nous nous tenons à l’écart dans la pure conscience, qui se situe entre les deux et au-delà des deux. La personnalité, fondée sur l’identification à soi — sur l’imagination de n’être « quelque chose » : « Je suis ceci, je suis cela » — continue, mais seulement comme une partie du monde objectif. Son identification au témoin se rompt.
La conscience est un attribut, tandis que l’attention (awareness) n’en est pas un ; on peut être conscient d’être conscient, mais on ne peut pas être conscient de l’attention. Dieu est la totalité de la conscience ; mais l’attention est au-delà de tout — être comme non-être.
Le souvenir de soi — la conscience de « Je suis » — mûrit en lui puissamment et rapidement. Abandonnez toutes les idées sur vous-même et soyez simplement.
La conscience ne meurt pas et ne renaît pas. C’est elle-même la réalité immuable.
Avec la conscience de soi, tu deviens plus intelligent. Dans la conscience, tu apprends ; dans la conscience de soi, tu apprends à te connaître. Bien sûr, tu ne peux apprendre que ce que tu n’es pas. Pour savoir ce que tu es, il faut aller au-delà de l’esprit. La conscience est le point où l’esprit s’étend au-delà de lui-même vers la réalité. Dans la conscience, tu ne cherches pas ce qui te plaît, mais ce qui est vrai.
Être un être vivant n’est pas l’état ultime ; il y a quelque chose [la Réalité] au-delà, bien plus merveilleux, qui n’est ni être ni non-être, ni vivant ni non-vivant. C’est un état de Pure Conscience, au-delà des limites de l’espace et du temps.
La souffrance est d’abord un appel à l’attention, et cet appel est lui-même un mouvement d’amour. Plus que le bonheur, l’amour veut la croissance : l’élargissement et l’approfondissement de la conscience, de l’éveil et de l’être. Tout ce qui l’empêche devient cause de douleur, et l’amour ne se dérobe pas à la douleur.
As-tu conscience de l’immensité inimaginable, de la sainteté de ce que tu appelles si légèrement « conscience » ? C’est l’Absolu non-manifesté, conscient de sa propre conscience à travers la manifestation, dont ton esprit-corps fait actuellement partie.
Quand tu t’assois en silence et que tu te observes, beaucoup de choses peuvent remonter à la surface. Ne fais rien à leur sujet, ne réagis pas. Puisqu’elles sont venues, elles repartiront d’elles-mêmes. Tout ce qui compte, c’est la pleine conscience : une conscience totale de soi — ou plutôt, de son esprit.
Dans la lumière d’une conscience de soi calme et stable, les énergies intérieures s’éveillent et accomplissent des miracles sans aucun effort de ta part.
Un esprit calme suffit. Le reste se fera correctement, dès que ton esprit est calme. Comme le soleil, à son lever, rend le monde actif, ainsi la conscience de soi produit des changements dans l’esprit. Dans la lumière d’une conscience calme et stable, les énergies intérieures s’éveillent et accomplissent des miracles sans aucun effort de ta part.
Quand vous dépassez la conscience, il y a un état de non-dualité, où il n’y a pas de cognition : seulement l’Être pur. Dans l’état de non-dualité, toute séparation cesse.
Vous devez d’abord réaliser que vous êtes la preuve de tout, y compris de vous-même. Personne ne peut prouver votre existence, car son existence doit d’abord être confirmée par vous. Votre être et le fait de vous connaître ne doivent rien à personne. Rappelez-vous : vous êtes entièrement seul. Vous ne venez pas de quelque part, vous n’allez nulle part. Vous êtes l’Être intemporel et la conscience.
Tout bonheur vient de la conscience. Plus nous sommes conscients, plus la joie est profonde. L’acceptation de la douleur, la non-résistance, le courage et la persévérance ouvrent des sources profondes et durables de vrai bonheur, de vraie béatitude.