Chaque seconde, un chercheur peut recommencer, car les erreurs de sa vie sont des brouillons initiaux, non la version finale.
Il vient un temps dans la vie du chercheur où il découvre qu’il est à la fois l’amant et l’aimé.
Le chercheur lui-même devient celui qui sait. La chose à connaître est déjà là. Il n’y a rien à connaître de nouveau. De plus, il n’y a pas deux choses. Il n’y a que le voyant, le connaissant.
Un vrai chercheur spirituel doit exercer le contrôle en permanence, tout au long du jour et de la nuit.
Le chercheur n’atteindra pas son but s’il ne sacrifie pas toutes choses. C’est-à-dire : tout ce qu’il a vu, entendu et compris (auparavant), il doit le réduire à néant, afin d’entrer dans le Royaume de l’Esprit, la Cité de Dieu.
Les cinq yamas sont : non-violence, véracité, non-vol, brahmacharya et non-attachement. Les cinq niyamas sont : pureté, contentement, étude du Soi, tapas (austérité) et remise à Dieu. Les yamas et les niyamas sont les deux premières composantes des huit composantes intégrales du yoga : yamas, niyamas, asanas, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi. La pratique du yoga (sadhana) ne peut se faire qu’à l’intérieur de la forteresse protectrice des yamas et des niyamas. Sans ce fondement, le chercheur est condamné à des perturbations sans fin.
La gratitude est la chose la plus douce dans la vie d’un chercheur — dans toute vie humaine. S’il y a de la gratitude dans ton cœur, alors il y aura une douceur immense dans tes yeux.
Celui qui cherche la vérité ne commencera jamais par disqualifier la parole de son adversaire comme indigne de confiance.
Le chercheur est ce qui est recherché.
Pratiquez la méditation. Devenez un chercheur. Marchez sur la voie du chercheur. Vous obtiendrez le meilleur de tout ce que le monde peut offrir.
La réalité est en dedans. Un vrai chercheur est celui qui cherche à trouver la réalité et la vérité en lui-même. De tels chercheurs sincères sont rares.
Quelle est la qualité la plus favorable d’un chercheur spirituel ? L’immobilité, la sérénité. Pourquoi ? La définition de l’agitation, c’est « le monde ». Ainsi, plus on s’implique et s’attache au monde, plus l’agitation grandit.
Deux sortes de personnes avides ne sont jamais satisfaites : celui qui cherche la connaissance et celui qui cherche ce monde.
L’ennemi hait l’ego, que le chercheur veut tuer ; ainsi, comme l’enclume pour le forgeron, il est en réalité un ami.
Délectez-vous de la méditation et de la solitude. Composez-vous, soyez heureux. Vous êtes un chercheur.
Le vrai chercheur ne poursuit rien d’autre que l’objet de sa quête ; et l’amoureux n’a aucun désir, sinon l’union avec son Bien-Aimé.
Le chercheur de vérité doit être plus humble que la poussière. Le monde écrase la poussière sous ses pieds, mais le chercheur de vérité doit s’humilier au point que même la poussière puisse l’écraser. Alors seulement — et pas avant — il aura un aperçu de la vérité.
Il vaut mieux s’asseoir seul que de s’asseoir en compagnie des mauvais ; et il vaut encore mieux s’asseoir avec les bons que seul. Il vaut mieux parler à un chercheur de connaissance que de rester silencieux, mais le silence est meilleur que des paroles oisives.
Un chercheur sincère sait quel est son but : la Vérité la plus haute. Il ne retardera pas son voyage. Dans la vie spirituelle, nous aspirons à la Vérité la plus haute, à Dieu, rien d’autre.
La satisfaction liée à l’infamie ou au tort causé aux autres est une prison pour le chercheur.
Il vient un moment dans la vie du chercheur où il découvre qu’il est à la fois l’amoureux et l’aimé. L’âme aspirante qu’il incarne est l’amoureux en lui. Et le Soi transcendant qu’il révèle de l’intérieur est son Bien-aimé.
La satisfaction est la première et la plus essentielle des vertus à cultiver. Elle ne vient que lorsque vous avez accompli vos devoirs dans toute la mesure de vos capacités, sans vous inquiéter des résultats. C’est une vertu qui aide toujours et ne déçoit jamais le chercheur.
Ô chercheur ! Ne t’appuie sur rien jusqu’au moment où tu ne veux plus rien.
Ce qui s’élève et s’abaisse est fait de ce dont il s’élève. La finalité de l’univers est Dieu Arunachala. En méditant sur Lui, ou sur le voyant — le Soi — il se produit une vibration mentale « Je », à laquelle tout se réduit. En remontant la source du « Je », seul demeure le « Je-I » primordial, et il est inexprimable. Le siège de la Réalisation est en dedans, et le chercheur ne peut le trouver comme un objet au dehors. Ce siège est béatitude : c’est le cœur de tous les êtres. C’est pourquoi on l’appelle le Cœur. Le seul but utile de la naissance présente est de se tourner vers l’intérieur et de le réaliser. Il n’y a rien d’autre à faire.
Comment savoir qui est son maître spirituel ?… Son cœur regarde les Maîtres spirituels et fait le choix. Quand le cœur voit un Maître spirituel, s’il est submergé de joie, alors il y a de fortes chances que ce Maître soit le bon pour le chercheur.