La connaissance de Dieu, la formation des idées, la maîtrise du désir et de la passion, la distinction entre ce qu’il faut choisir et ce qu’il faut rejeter : tout cela, l’homme le doit à sa forme.
L’âme, habituée aux choses superflues, contracte une forte habitude de désirer des choses qui ne sont ni nécessaires à la préservation de l’individu ni à celle de l’espèce. Ce désir est sans limite, tandis que celles qui sont nécessaires sont peu nombreuses et contenues dans certaines limites ; mais ce qui est superflu n’a pas de fin.
Plus nous désirons ce qui est superflu, plus nous rencontrons des difficultés ; notre force et nos possessions sont dépensées dans des choses inutiles, et nous manquons de ce qui est nécessaire quand il le faut.