Ram Dass Citations sur la souffrance
Mon travail d’être humain consiste à apaiser mon esprit, à ouvrir mon cœur, et à faire de mon mieux pour soulager la souffrance avec autant de sagesse, de compétence, et de ce que j’ai reçu.
La compassion désigne l’éveil, dans le cœur, du désir de soulager la souffrance de tous les êtres.
Je dirais que l’élan de ma vie a d’abord été de devenir libre, puis de réaliser que ma liberté n’est pas indépendante de celle des autres. Alors j’arrive à ce cercle où l’on travaille sur soi comme un don aux autres, afin de ne pas créer davantage de souffrance. J’aide les gens en travaillant sur moi-même, et je travaille sur moi-même pour aider les gens.
La compassion et la pitié sont très différentes. La compassion reflète le désir du cœur de fusionner et de prendre sur soi une part de la souffrance ; la pitié, elle, est un ensemble de pensées contrôlées, conçu pour assurer la séparation. La compassion est la réponse spontanée de l’amour ; la pitié est le réflexe involontaire de la peur.
La souffrance fait partie de notre programme d’entraînement pour devenir sage.
La souffrance me rapproche tellement de Dieu.
La souffrance est dans l’esprit. L’esprit. Dans l’esprit. Observez-la. Depuis votre cœur spirituel.
Dans le cheminement spirituel, tu comprends que la souffrance devient quelque chose qui t’est donné pour te montrer où ton esprit est encore accroché. C’est un véhicule pour t’aider à passer à l’action. C’est pourquoi on l’appelle la grâce.
La souffrance ne fait que montrer à quoi tu es attaché. C’est pourquoi, pour ceux qui sont sur le chemin, la souffrance est une grâce.
La souffrance est le papier de verre de notre incarnation. Elle accomplit son œuvre : nous façonner.
La souffrance met ton cœur à l’épreuve. Elle te mène là où tu es !
Ce que le mot Dieu signifie, c’est le mystère lui-même. C’est le mystère auquel nous, humains, faisons face : le mystère de l’existence, de la souffrance et de la mort.
Observez comment votre esprit juge. Le jugement naît, en partie, de votre propre peur. Vous jugez les autres parce que vous n’êtes pas à l’aise dans votre propre être. En jugeant, vous découvrez où vous vous situez par rapport aux autres. L’esprit jugeant divise : il sépare. La séparation ferme le cœur. Si vous fermez votre cœur à quelqu’un, vous prolongez votre souffrance et la sienne. Passer au-delà du jugement, c’est apprendre à apprécier votre situation et la leur, avec un cœur ouvert, au lieu de juger. Alors vous pouvez vous permettre, ainsi qu’aux autres, d’être simplement, sans séparation.
La naissance, la mort et la souffrance nous conduisent jusqu’au bord même de ce que nos esprits peuvent comprendre.
La racine de la compassion n’est pas l’empathie ; c’est la bonté. La bonté est grande, mais ce n’est pas la compassion ultime. La compassion ultime soulage la souffrance qui naît de la séparation. Cette souffrance n’est soulagée que lorsque tu es pleinement présent avec l’autre, et non lorsque tu es présent séparément.
Je pense que la question est : comment vivons-nous avec le changement ? Le changement chez nos amis, le changement chez nos amants ? Le changement en moi et le changement dans mon corps, à cause de l’attaque. Les choses ont changé ce plan de conscience. Nous avons essayé de garder les choses identiques. Cela cause de la souffrance. Cette souffrance est une autre étape de votre vie spirituelle, de votre chemin spirituel.
La résistance à la situation désagréable est la racine de la souffrance.
La souffrance nous fait voir où se trouvent nos attachements — et cela nous aide à nous libérer.
Je ne pense pas trop à l’avenir. Non pas parce que je cache ma tête dans le sable, mais parce que j’ai compris que, quoi que l’avenir doive être, la chose que j’avais à faire était d’apaiser mon esprit, d’ouvrir mon cœur, et de faire ce que je pouvais pour mettre fin à la souffrance.
Avec la foi vient l’exigence d’une persévérance obstinée. Au début, la méditation peut vous apporter de légers sommets ou un certain soulagement de la souffrance. Mais il peut venir un moment — comme cela arrive dans le développement de toute compétence — où l’on atteint un palier. Vous pouvez vous sentir ennuyé, découragé, voire négatif et cynique. C’est alors qu’il vous faudra non seulement la foi, mais la persistance.
Nous sommes formés à travers nos incarnations — formés à chercher l’amour, formés à chercher la lumière, formés à voir la grâce dans la souffrance.
En regardant la vie de beaucoup de gens, tu vois que leur souffrance, d’une certaine manière, les satisfait : ils s’y sentent à l’aise. Ils font de leur vie un enfer vivant, mais un enfer familier.
