Le rêve est la petite porte cachée, au plus profond et au plus intime sanctuaire de l’âme.
L’art véritable est création, et la création dépasse toutes les théories. C’est pourquoi je dis à tout débutant : apprends tes théories autant que tu peux, mais mets-les de côté quand tu touches au miracle de l’âme vivante. Ce ne sont pas les théories, mais ta propre individualité créatrice qui doit décider.
… l’âme n’a pas besoin des organes des sens pour voir, entendre, sentir, goûter et ressentir, dans un état bien plus parfait ; mais avec cette grande différence : dans un tel état, elle est en relation beaucoup plus proche avec le spirituel qu’avec le monde matériel.
La névrose est la souffrance d’une âme qui n’a pas découvert son sens.
Il te semblera que tu rends les visions banales — mais il faut le faire. Alors tu seras libéré de leur pouvoir. Puis, quand ces choses se trouvent dans un précieux livre, tu peux aller au livre, tourner les pages, et pour toi ce sera ton église — ta cathédrale — les lieux silencieux de ton esprit, où tu trouveras un renouveau. Si quelqu’un te dit que c’est morbide ou névrotique et que tu l’écoutes, alors tu perdras ton âme : car dans ce livre se trouve ton âme.
Le rêve est une petite porte cachée dans les replis les plus intimes et les plus secrets de l’âme ; elle s’ouvre sur cette nuit cosmique que la psyché connaissait bien avant qu’il y ait la moindre conscience de l’ego, et qui demeurera psyché, quelle que soit la distance à laquelle s’étendra notre conscience de l’ego.