Essentiellement, le Satori est une expérience soudaine ; on la décrit souvent comme un « renversement » de l’esprit, comme une paire de balances qui bascule soudain quand une quantité suffisante de matière a été versée dans un plateau pour faire pencher l’autre. C’est pourquoi c’est une expérience qui survient généralement après un long effort concentré pour découvrir le sens du Zen.
La vie et l’amour engendrent l’effort, mais l’effort ne les engendre pas. La foi en la vie, en les autres, et en soi-même — c’est l’attitude qui laisse le spontané être spontané, à sa manière et en son temps propre.
Mais la disparition de l’effort de lâcher prise correspond précisément à la disparition du penseur séparé — l’ego qui essaie d’observer l’esprit sans intervenir.
La vie et l’amour engendrent l’effort, mais l’effort ne les engendre pas.