Même si les gopis avaient obéi, elles avaient encore beaucoup de doute. Comment le fleuve s’est-il séparé si ce qu’elles disaient n’était pas la vérité ? En vérité, la réponse est que tout dépendait de la « causalité agissante » (doership). Si ton esprit dit : « Je l’ai fait », tu dois recevoir le résultat de ton action. Mais souviens-toi qu’il est crucial de comprendre que la « causalité agissante » vient de l’intérieur, non pas en le disant avec la bouche. Si l’on a l’état de connaissance selon lequel tout travail est accompli par le corps et les sens, on est libéré des conséquences.
Nous planifions notre prochaine vie sans aucune connaissance de ce que nous faisons. Ainsi, nous ne savons pas ce qui arrivera. Ce sera peut-être quelque chose de bon, quelque chose d’agréable. Ou bien quelque chose de tout à fait désagréable.
Les disciples doivent être prudents dans leur vie quotidienne. S’ils accomplissent des actes mauvais ou erronés, l’effet pourrait retomber sur le gourou. C’est pourquoi le gourou-précepteur prend les précautions nécessaires en choisissant ses disciples. Les Écritures disent que la sagesse spirituelle ne doit être donnée qu’à des chercheurs ou disciples très qualifiés. Les gourous ne confèrent pas la connaissance du Soi et la sagesse spirituelle à tout le monde ; ils sélectionnent soigneusement leurs étudiants.