Jiddu Krishnamurti Citations sur la compréhension
Sans comprendre le processus du Soi, il n’y a pas de base pour la pensée ; sans base pour la pensée, il n’y a pas de base pour une pensée juste.
Ce dont nous avons besoin, plutôt que de fuir, de contrôler, de réprimer ou toute autre résistance, c’est de comprendre la peur : cela signifie la regarder, apprendre à la connaître, entrer directement en contact avec elle. Nous devons apprendre la peur, non apprendre comment s’en échapper.
Le savoir est une addiction, comme l’alcool ; le savoir n’apporte pas la compréhension. On peut enseigner le savoir, mais non la sagesse ; il faut une libération du savoir pour que la sagesse advienne.
La méditation n’est pas un retrait de la vie. La méditation est un processus de compréhension de soi.
Toute autorité, de quelque nature que ce soit—surtout dans le domaine de la pensée et de la compréhension—est la chose la plus destructrice, la plus mauvaise. Les chefs détruisent les disciples, et les disciples détruisent les chefs. Tu dois être ton propre maître et ton propre disciple. Tu dois questionner tout ce que l’homme a accepté comme précieux, comme nécessaire.
La compréhension du Soi ne naît que dans la relation : en observant ton propre être dans ta relation avec les personnes, les idées et les choses ; avec les arbres, la terre, et le monde qui t’entoure — et qui est aussi en toi. La relation est le miroir dans lequel le Soi se révèle. Sans connaissance de soi, il n’y a pas de base pour une pensée et une action justes.
Poser la « bonne » question est bien plus important que recevoir la réponse. La solution d’un problème réside dans la compréhension du problème ; la réponse n’est pas en dehors du problème : elle est dans le problème.
Il existe une efficacité inspirée par l’amour qui va bien au-delà et est bien plus grande que l’efficacité de l’ambition ; et sans l’amour, qui apporte une compréhension intégrée de la vie, l’efficacité engendre la cruauté.
Quand l’esprit est détendu, qu’il ne fait plus d’effort, quand il est silencieux pendant quelques secondes seulement, alors le problème se révèle et il est résolu. Cela arrive lorsque l’esprit est immobile, dans l’intervalle entre deux pensées, entre deux réponses. Dans cet état, la compréhension vient.
Je ne sais pas si tu as déjà remarqué ceci : plus tu te débats pour comprendre, moins tu comprends n’importe quel problème. Mais dès que tu cesses de lutter et que tu laisses le problème te raconter toute l’histoire, en lui donnant toute sa signification—alors il y a compréhension. Et cela veut dire, évidemment, que pour comprendre, l’esprit doit se taire.
La solitude n’est évidemment pas l’isolement, et ce n’est pas non plus l’unicité. Être unique, c’est simplement être exceptionnel d’une certaine manière ; tandis que n’être complètement seul exige une sensibilité, une intelligence et une compréhension extraordinaires.
Dans la conscience, il n’y a ni devenir, ni fin à atteindre. Il y a une observation silencieuse, sans choix ni condamnation, d’où naît la compréhension.
