Bodhidharma Citations sur la nature
Pour trouver un Bouddha, il te suffit de voir ta nature.
Pour trouver Bouddha, il faut voir ta nature. Celui qui voit sa nature est un Bouddha. Si tu ne vois pas ta nature, invoquer des bouddhas, réciter des sutras, faire des offrandes, garder des préceptes sont tous inutiles. Invoquer des bouddhas produit un bon karma, réciter des sutras produit une bonne mémoire, garder des préceptes produit une bonne renaissance, faire des offrandes produit des bénédictions futures — mais pas de Bouddha.
À moins de voir ta propre nature, tu ne devrais pas aller critiquer la bonté des autres. Il n’y a aucun avantage à te tromper toi-même. Le bien et le mal sont distincts. Cause et effet sont clairs. Mais les insensés ne croient pas : ils tombent tout droit dans un enfer de ténèbres sans fin, sans même le savoir. Ce qui les empêche de croire, c’est la lourdeur de leur karma. Ils sont comme des aveugles qui ne croient pas qu’il existe une chose comme la lumière. Même si tu la leur expliques, ils ne croient toujours pas, parce qu’ils sont aveugles. Comment pourraient-ils distinguer la lumière ?
Si tu sais que tout vient de l’esprit, ne t’y attache pas. Une fois attaché, tu ne le vois plus. Mais quand tu vois ta propre nature, tout le Canon devient comme une simple prose : des milliers de sutras et de shastras ne font que former un esprit clair. La compréhension vient au milieu même de la phrase. À quoi servent les doctrines ? La Vérité ultime est au-delà des mots. Les doctrines sont des mots. Elles ne sont pas la Voie. La Voie est sans paroles. Les mots sont des illusions… Ne t’accroche pas aux apparences, et tu franchiras toutes les barrières…
Si vous voyez votre nature, vous n’avez pas besoin de lire des sutras ni d’invoquer des bouddhas. L’érudition et la connaissance ne sont pas seulement inutiles : elles voilent votre conscience. Les doctrines ne servent qu’à pointer vers l’esprit. Une fois que vous voyez votre esprit, pourquoi prêter attention aux doctrines ?
Notre vraie nature de Bouddha n’a pas de forme. Et la poussière de l’affliction n’a pas de forme non plus.
Mais cet esprit n’est pas quelque part en dehors du corps matériel des quatre éléments. Sans cet esprit, nous ne pouvons pas bouger. Le corps n’a pas de conscience. Comme une plante ou une pierre, le corps n’a pas de nature. Alors comment bouge-t-il ? C’est l’esprit qui bouge.
Tant que tu ne vois pas ta nature, tout ce discours sur cause et effet n’est que folie. Les Bouddhas ne pratiquent pas la folie.
Entrer par la raison, c’est réaliser l’essence par l’enseignement, et croire que tous les êtres vivants partagent la même nature véritable, qui n’apparaît pas clairement parce qu’elle est voilée par la sensation et l’illusion.
Le Bouddha est ton véritable corps, ton esprit originel. Cet esprit n’a ni forme ni caractéristiques, ni cause ni effet, ni tendons ni os. Il est comme l’espace. On ne peut pas le saisir. Ce n’est pas l’esprit des matérialistes ni celui des nihilistes. Si tu ne vois pas ta nature miraculeusement consciente, tu ne trouveras jamais un Bouddha, même si tu brises ton corps en atomes.
Les gens qui ne voient pas leur propre nature et imaginent qu’ils peuvent pratiquer l’insouciance en permanence sont des menteurs et des sots.
Cette seule vie n’a pas de forme et, par nature, elle est vide. Si tu t’attaches à quelque forme que ce soit, tu dois la rejeter. Si tu vois un ego, une âme, une naissance ou une mort, rejette-les tous.
Quand tu vois ta nature, la sexualité devient essentiellement sans importance.
La vraie Voie est sublime. Elle ne peut pas être exprimée en langage. À quoi servent les Écritures ? Mais celui qui voit sa propre nature trouve la Voie, même s’il ne peut lire un seul mot.
