Seul Brahman est réel ; le monde est l’apparence [de Brahman]. Et, en fin de compte, il n’y a aucune différence entre Brahman et Atman, le Soi individuel.
Le corps est l’enveloppe extérieure, et l’esprit l’enveloppe intérieure de l’Atman, qui est le véritable percevant, le véritable jouisseur : l’être dans le corps qui fait agir le corps au moyen de l’organe interne, c’est-à-dire l’esprit.
Enquêtez : « Qui suis-je ? » et vous trouverez la réponse. Regardez un arbre : d’une seule graine naît un immense arbre ; de lui viennent de nombreuses graines, chacune d’elles grandissant à son tour en arbre. Aucun fruit n’est semblable. Pourtant, c’est une seule vie qui palpite dans chaque particule de l’arbre. Ainsi, c’est le même Atman partout.
Celui qui ne s’est pas détourné d’une conduite mauvaise, dont les sens ne sont pas maîtrisés, qui n’est pas paisible, dont l’esprit n’est pas en repos, ne pourra jamais atteindre cet Atman, même par la connaissance.
Tous les êtres existent d’abord dans un état invisible, puis viennent à un état de visibilité. Le changement n’a lieu qu’en surface : la gloire qui existe par elle-même demeure inchangée ; changer de forme n’affecte pas la Réalité qui existe par elle-même. L’Atman, l’Âme ou le Soi, habite en tout ce qui est périssable, tout en demeurant impérissable.
Nous devrions apprendre à aimer tous également, car en essence nous sommes tous un : un seul Atman, une seule âme.
Celui qui possède le vairagya ne comprend pas, par l’Atman, l’ego individuel, mais le Seigneur qui pénètre tout, résidant comme le Soi et le Maître intérieur en chacun. Il est perçu par tous comme la somme totale.
Tout ce que tu cherches est déjà en toi. Dans l’hindouisme, on l’appelle l’Atman ; dans le bouddhisme, le pur esprit du Bouddha. Le Christ a dit : « Le royaume des cieux est en vous. » Les Quakers l’appellent la « petite voix silencieuse » à l’intérieur. C’est l’espace de la pleine conscience en harmonie avec tout l’univers, et c’est ainsi que la sagesse elle-même se manifeste.
S’il ne Le connaît pas ici (Atman), une grande destruction l’attend.
Intériorise l’esprit vagabond et fixe-le en le Seigneur. Alors la méditation sera profonde et intense. Ne ferme pas les yeux. Ne bouge pas de ta place. Fond-toi en Lui. Plonge dans les profondeurs de ton cœur. Immerge-toi dans l’éclatant Atman. Bois le nectar de l’Immortalité. Maintenant, savoure le silence. Fils du nectar ! Réjouis-toi ! Paix ! Silence ! Gloire !
Celui qui demeure dans le domaine de l’atman n’appartient pas à une famille, une société ou une nation particulière. Il fait plutôt partie de toute l’humanité. Il aime le bien de tous autant qu’il aime son propre atman.
Au-delà des sens se trouvent les objets ; au-delà des objets, l’esprit ; au-delà de l’esprit, l’intellect ; au-delà de l’intellect, le grand Atman.
Ayant réalisé l’Atman… on est libéré des mâchoires de la mort.
Voici le secret de la vie spirituelle : penser que je suis l’Atman et non le corps, et que tout cet univers, avec toutes ses relations, avec tout son bien et tout son mal, n’est qu’une suite de peintures… des scènes sur une toile… dont je suis le témoin.
L’Atman ne naît pas, et Il ne meurt pas. Il n’est ni tué, ni le tueur. Il n’est pas lié, et Il ne cause pas la servitude de qui que ce soit. Il n’est ni libéré, ni celui qui donne la Libération. En réalité, le jiva est le Soi suprême ; le reste n’est qu’irréel.
Celui qui connaît l’Atman transcende la douleur et le chagrin.
Qui, sinon l’Atman, est capable de défaire les liens de l’ignorance, de la passion et de l’action intéressée ?
S’il n’y a pas de force dans le corps et l’esprit, l’Atman ne peut pas être réalisé. D’abord, tu dois construire le corps par une nourriture saine et nourrissante — puis seulement l’esprit sera fort.
Proclamez la gloire de l’Atman avec le rugissement d’un lion, et donnez l’absence de peur à tous les êtres en disant : « Levez-vous, éveillez-vous, et ne vous arrêtez pas tant que le but n’est pas atteint » !
Le Vedanta parle de toi : de ta propre réalité. L’Atman signifie le Soi lui-même. Qui suis-je ? Qu’est-ce que je suis ? Ici, tout de suite. Pas un voyage dans l’espace. Pas un voyage dans le temps. Pas un voyage d’une réalité à une autre… Le Vedanta n’est même pas un voyage d’un objet à un autre.
Il a été crucifié afin que son esprit se répande dans le monde. Il a sacrifié son corps pour le dharma. Il n’est jamais mort, il n’est jamais mort. Il est Atman (l’Âme), vivant dans le cœur de tous.
Du point de vue advaitique, il y a la liberté, pas le libre arbitre… L’Advaita dit qu’il y a la liberté : toi, en tant qu’Atman, tu es libre ; mais en tant qu’être limité et individuel, tu n’as pas le libre arbitre.
Jiva (l’âme individuelle) est le maître conscient de ce corps, en qui les cinq principes de vie s’unifient ; et pourtant ce Jiva est l’Atman, parce que tout est Atman.
Au plus profond de l’âme se trouve l’atman, le sur-âme. Et cette sur-âme est vraiment amour et compassion, paix, joie et sagesse.