Porte ton cœur à travers ce monde comme un soleil qui donne la vie.
Comment la rose a-t-elle pu ouvrir son cœur et offrir à ce monde toute sa beauté ? Elle a senti l’encouragement de la Lumière contre sa propre existence ; sinon, nous restons tous trop effrayés.
L’amour se fatigue parfois de parler doucement et veut déchiqueter toutes tes idées erronées sur la vérité qui te font lutter en toi-même, mon cher, et aussi avec les autres, faisant pleurer le monde pendant trop de beaux jours… Le Bien-Aimé veut parfois nous faire une grande faveur : nous tenir à l’envers et secouer tout le non-sens.
Retirer la chaise sous ton esprit et te regarder tomber sur Dieu—que reste-t-il à faire à Hafiz, sinon s’en réjouir dans le monde ?
Entre, mon cher, hors de ce monde rude qui a déversé des éléments de pierre sur ton visage tendre. Chaque âme devrait recevoir de nous un toast pour son courage !
Le monde est une épouse d’une beauté incomparable — mais souviens-toi : cette jeune fille n’est liée à personne.
Un regret, cher monde : je suis déterminé à ne pas l’avoir quand je serai allongé sur mon lit de mort, c’est de ne pas t’avoir assez embrassé.
Le monde est comme un œil, une barbe, une tache de beauté et un sourcil, où chaque chose est à sa place, parfaitement ordonnée.
Chante, car c’est une nourriture dont notre monde affamé a besoin. Rie, car c’est le son le plus pur.
Nous sommes venus dans ce monde exquis pour expérimenter, toujours davantage et toujours plus profondément, notre courage divin, notre liberté et notre lumière !
Les seuls amis qui soient libres de soucis, ce sont le calice de vin et un livre. Donnez-moi du vin… afin que, pour un temps, j’oublie les soucis du monde.