Sache que les difficultés qui mènent à la confusion, dans la question du but de l’Univers ou de l’une quelconque de ses parties, naissent de deux causes : d’abord, l’homme se fait de lui-même une idée erronée et croit que le monde entier n’existe que pour son propre compte ; ensuite, il ignore à la fois la nature du monde sublunaire et l’intention du Créateur de donner l’existence à tous les êtres dont l’existence est possible, car l’existence est sans aucun doute un bien.
La vérité ne devient pas plus vraie parce que tout le monde est d’accord avec elle, ni moins vraie même si tout le monde la conteste.
De même qu’on ordonne d’honorer et de révérer son père, on est tenu d’honorer et de révérer son maître, même dans une plus grande mesure que son père ; car son père lui a donné la vie dans ce monde, tandis que son maître l’instruit dans la sagesse et lui assure la vie dans le monde à venir.
Chaque homme devrait se voir comme également équilibré : moitié bon, moitié mauvais. De même, il devrait voir le monde entier comme moitié bon et moitié mauvais… Avec une seule bonne action, il fera pencher la balance en sa faveur — et en faveur de tout le monde — du côté du bien.
On doit voir le monde, et se voir soi-même comme une balance où le bien et le mal sont en équilibre. Quand il accomplit une bonne action, la balance penche du côté du bien — lui et le monde sont sauvés. Quand il accomplit une mauvaise action, la balance penche du côté du mal — lui et le monde sont détruits.
Tu ne douteras certainement pas de la nécessité d’étudier l’astronomie et la physique, si tu désires comprendre le rapport entre le monde et la Providence tel qu’il est réellement, et non selon l’imagination.