Quand tu comprends que les besoins faux prennent du temps, et que ce qui prend du temps est faux, tu t’approches de la Réalité — intemporelle, toujours dans le NOW.
Celui qui craint le temps devient la proie du temps. Mais le temps lui-même devient la proie de celui qui ne le craint pas.
Entre les rives du plaisir et de la douleur coule le fleuve de la vie. Si tu passes trop de temps sur l’une ou l’autre rive, tu manqueras la vie.
Oubliez le connu ; ne soyez pas tout le temps plongé dans vos expériences.
Regarde ton esprit avec détachement : cela suffit à le calmer. Quand il est silencieux, tu peux aller au-delà. Ne le garde pas occupé tout le temps. Arrête-le — et sois simplement.
Tu ne fais que rêver que tu te promènes. Dans quelques années, ton séjour en Inde te paraîtra comme un rêve. Tu rêveras alors un autre rêve. Comprends ceci : ce n’est pas toi qui passes d’un rêve à l’autre ; ce sont les rêves qui s’écoulent devant toi, et toi tu es le témoin immuable. Aucun événement n’affecte ton être réel — telle est la vérité absolue.
Être un être vivant n’est pas l’état ultime ; il y a quelque chose [la Réalité] au-delà, bien plus merveilleux, qui n’est ni être ni non-être, ni vivant ni non-vivant. C’est un état de Pure Conscience, au-delà des limites de l’espace et du temps.
La vie ne mérite le nom que lorsqu’elle reflète la Réalité en acte. Aucune université ne vous enseignera à vivre de sorte que, le moment de mourir venu, vous puissiez dire : « J’ai bien vécu, je n’ai pas besoin de revivre. » La plupart d’entre nous meurent en souhaitant pouvoir revivre. Tant d’erreurs commises, tant de choses laissées en suspens. Beaucoup de gens végètent sans vivre : ils accumulent seulement de l’expérience et enrichissent leur mémoire. Mais l’expérience nie la Réalité — qui n’est ni sensorielle ni conceptuelle, ni du corps ni de l’esprit, bien qu’elle les inclue et les transcende.
Dans votre monde, tout doit avoir un commencement et une fin. Si ce n’est pas le cas, vous l’appelez éternel. Pour moi, il n’existe pas de commencement ni de fin : tout cela est lié au temps. L’être intemporel est entièrement dans le maintenant. L’être et le non-être alternent, et leur réalité est instantanée. La Réalité immuable se trouve au-delà de l’espace et du temps.
Surveillez vos pensées comme vous surveillez la circulation dans la rue. Les gens viennent et vont ; vous enregistrez sans répondre. Ce n’est peut-être pas facile au début, mais avec un peu de pratique, vous découvrirez que votre esprit peut fonctionner sur plusieurs niveaux en même temps, et que vous pouvez en être conscient tous.
Je constate qu’en déplaçant d’une certaine manière le foyer de l’attention, je deviens précisément la chose que je regarde, et j’en fais l’expérience : je deviens le témoin intérieur de cette chose. J’appelle cette capacité d’entrer dans d’autres points focaux de la conscience : l’amour ; tu peux lui donner n’importe quel nom. L’amour dit : “Je suis tout.” La sagesse dit : “Je ne suis rien.” Entre les deux, ma vie s’écoule. Puisque, à tout moment et en tout lieu, je peux être à la fois sujet et objet de l’expérience, je l’exprime en disant que je suis à la fois l’un et l’autre, et au-delà de l’un et de l’autre.
En réalité, le temps et l’espace existent en toi. Tu n’existes pas en eux.
La méditation est une tentative délibérée de percer les états supérieurs de conscience et, finalement, d’aller au-delà. L’art de la méditation consiste à déplacer l’attention vers des niveaux toujours plus subtils, sans perdre la prise sur les niveaux laissés derrière. (…) Garde toutes tes énergies et ton temps pour briser le mur que ton esprit a construit autour de toi. Crois-moi : tu ne le regretteras pas.
Refuse de penser en termes de ceci ou de cela. Toute douleur a besoin d’être examinée. L’esprit n’est rien d’autre que le Soi. L’hypothèse obscurcit la réalité sans la détruire. Toute séparation, toute forme d’éloignement et d’aliénation est fausse. Ton fait d’être une personne vient de l’illusion de l’espace et du temps. L’esprit crée le temps et l’espace, et prend ses propres créations pour la réalité.
Fais ce que tu crois, et crois en ce que tu fais. Le reste est une perte de temps et d’énergie.
La Réalité n’est ni subjective ni objective, ni esprit ni matière, ni temps ni espace. Ces divisions exigent quelqu’un pour qu’elles arrivent à quelqu’un : un centre conscient séparé. Mais la Réalité est tout et rien, la totalité et l’exclusion, la plénitude et le vide — pleinement cohérente, absolument paradoxale. On ne peut pas en parler : on ne peut que s’y perdre.
Le temps est dans l’esprit, l’espace est dans l’esprit. La loi de cause à effet est aussi une manière de penser. En réalité, tout est ici et maintenant, et tout est Un. La multiplicité et la diversité ne sont que dans l’esprit.