Les émotions naissent là où ton esprit et ton corps se rencontrent.
Le sentiment te rapproche davantage de la vérité de qui tu es que la pensée. Je ne peux rien te dire de plus profond que ce que tu sais déjà au plus intime. Quand tu as atteint un certain stade d’union intérieure, tu reconnais la vérité quand tu l’entends. Si tu n’y es pas encore, la pratique de la conscience du corps apportera l’approfondissement nécessaire.
Le stress est une forme de souffrance. Regardez votre corps et voyez ce que le stress fait au corps et à ses fonctions — ce qu’il fait au cœur, à la circulation, au système immunitaire, à la digestion, au foie.
Une émotion est la réaction du corps à ton esprit.
Il y a deux niveaux à ta douleur : la douleur que tu crées maintenant, et la douleur du passé qui vit encore dans ton esprit et ton corps. Cesser de créer de la douleur dans le présent et dissoudre la douleur du passé — c’est de cela que je veux parler maintenant.
Accorde toute ton attention à ce que tu ressens, et évite de le nommer mentalement. En entrant dans la sensation, sois intensément attentif. Au début, cela peut sembler un lieu sombre et terrifiant ; et lorsque l’envie de s’en détourner vient, observe-la, mais n’y cède pas. Continue à porter ton attention sur la douleur ; continue à ressentir le chagrin, la peur, l’effroi, la solitude — quoi que ce soit. Reste vigilant, reste présent : présent avec tout ton Être, avec chaque cellule de ton corps. Ce faisant, tu apportes une lumière dans cette obscurité. C’est la flamme de ta conscience.
Quand tu entres profondément dans le présent, la gratitude naît spontanément, même si c’est seulement la gratitude pour respirer, la gratitude pour la vie que tu sens dans ton corps. La gratitude est là quand tu reconnais la vitalité du moment présent.