L’essence même de la méditation, c’est d’être si silencieux qu’il n’y ait aucun remuement de pensées en toi, que les mots ne se placent pas entre toi et la réalité, que tout le réseau des mots s’effondre, et que tu restes seul. Cette solitude, cette pureté, ce ciel sans nuages de ton être, voilà la méditation.
Entre deux pensées, soyez vigilant ; regardez l’intervalle, l’espace entre les deux. Vous ne verrez aucun esprit : c’est votre nature. Les pensées vont et viennent — elles sont accidentelles — mais cet espace intérieur demeure toujours. Des nuages se rassemblent et s’en vont, disparaissent — ils sont accidentels — mais le ciel reste. Vous êtes le ciel.
En prenant simplement conscience, les pensées commencent à disparaître. Il n’est pas besoin de lutter. Votre conscience suffit à les détruire. Et quand l’esprit est vide, le temple est prêt. Et dans le temple, le seul dieu qui vaille la peine d’y être placé, c’est le silence. Alors souvenez-vous de ces trois mots : détente, absence de pensée, silence. Et si ces trois mots ne sont plus de simples mots pour vous, mais deviennent des expériences, votre vie sera transformée.