Hazrat Inayat Khan Citations sur l'esprit
Il est attentif celui dont l’esprit est dirigé par sa volonté, dont l’esprit accomplit ses intentions, dont l’esprit est sous le contrôle de son intention… Ce n’est que lorsqu’une personne a acquis la maîtrise de son esprit, lorsqu’elle est au-dessus de cette activité, qu’elle devient une puissance gouvernante, une personne véritable.
Les personnes qui n’ont jamais eu d’idéal peuvent espérer en trouver un ; elles sont dans un état meilleur que celles qui laissent les circonstances de la vie briser leur idéal. Tomber en dessous de son idéal, c’est perdre sa direction dans la vie ; alors la confusion monte dans l’esprit, et cette lumière qu’on devrait tenir haut devient couverte et obscurcie, de sorte qu’elle ne peut plus éclairer le chemin.
Avant d’instaurer la paix, la guerre est nécessaire, et cette guerre doit être menée contre nous-mêmes. Notre pire ennemi, c’est nous : nos défauts, nos faiblesses, nos limites. Et notre esprit est un traître ! Que fait-il ? Il dissimule nos défauts même à nos propres yeux, et il nous indique la cause de toutes nos difficultés : les autres ! Ainsi, il nous trompe sans cesse, nous gardant inconscients de l’ennemi véritable, et nous pousse à combattre ces autres, en les leur montrant comme nos ennemis.
La prière venant de la profondeur et la prière venant de la surface sont deux prières. L’une peut exprimer ce que le Christ a appelé « des répétitions vaines », en répétant simplement la prière ; on ne fixe pas alors son esprit sur le sens de la prière. Si la profondeur du cœur a entendu la prière, Dieu l’a entendue.
Quand les gens vinrent vers le Christ en accusant quelqu’un d’avoir fait le mal, le Maître ne put penser à autre chose qu’au pardon. Car il ne voyait pas dans le coupable ce que les autres voyaient. Distinguer le bien du mal n’est pas l’œuvre d’un esprit ordinaire, et la chose étrange, c’est que plus une personne est ignorante, plus elle est prête à le faire.
Chaque passion, chaque émotion, agit sur l’esprit. Chaque changement d’esprit, même léger, agit sur le corps.
Ce qui nous attire vers la musique, c’est que tout notre être est musique : notre esprit et notre corps, la nature dans laquelle nous vivons, la nature qui nous a faits, tout ce qui est en dessous et autour de nous—c’est tout musique.
L’existence de la maladie dans le corps peut sans doute être appelée l’ombre de la vraie maladie que l’homme porte dans son esprit.
Chaque esprit a sa propre mesure du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Cette mesure est faite par ce qu’on a vécu au cours de la vie, par ce qu’on a vu ou entendu ; elle dépend aussi de la croyance qu’on a dans une religion donnée, de sa naissance dans un pays donné et de son origine dans une race donnée. Mais ce qu’on peut vraiment appeler bien ou mal, juste ou injuste, c’est ce qui apaise l’esprit et ce qui lui cause de l’inconfort. Il n’est pas vrai—même si cela en a l’apparence—que ce soit l’inconfort qui cause les fautes. En réalité, ce sont les fautes qui causent l’inconfort, et c’est la droiture qui apporte l’apaisement.
La maîtrise ne consiste pas seulement à apaiser l’esprit, mais à le diriger vers le point que nous désirons ; à le laisser actif aussi loin que nous le souhaitons ; à l’utiliser pour accomplir notre dessein ; et à le rendre immobile quand nous voulons l’immobiliser. Celui qui en est arrivé là a créé son ciel en lui-même ; il n’a pas besoin d’attendre un ciel dans l’au-delà, car il l’a produit maintenant dans son propre esprit.
