Hazrat Inayat Khan Citations sur la religion
Le mystère du son est mysticisme ; l’harmonie de la vie est religion. La connaissance des vibrations est métaphysique, l’analyse des atomes est science, et leur groupement harmonieux est art. Le rythme de la forme est poésie, et le rythme du son est musique. Cela montre que la musique est l’art des arts et la science de toutes les sciences ; et qu’elle contient en elle-même la source de toute connaissance.
L’âme de tous est une seule âme, et la vérité est une seule vérité, quelle que soit la religion sous laquelle elle est cachée.
Le soufisme n’est ni une religion ni une philosophie ; ce n’est ni le déisme ni l’athéisme, ni une morale, ni un type particulier de mysticisme, puisqu’il est libre du sectarisme religieux habituel. S’il fallait jamais l’appeler une religion, ce ne serait que comme une religion d’amour, d’harmonie et de beauté.
Si les gens connaissaient seulement leur propre religion, à quel point deviendraient-ils tolérants, et à quel point seraient-ils libérés de toute rancune envers la religion des autres.
Chaque instant de la vie apporte une occasion de prendre conscience du sentiment humain : dans la prospérité, dans l’adversité, dans toutes les conditions. Cela coûte très peu : il suffit d’une petite pensée. Il n’y a pas de religion plus grande que l’amour. Dieu est amour ; et la meilleure forme d’amour consiste à être attentif, dans la vie quotidienne, aux sentiments de ceux que nous rencontrons.
Si quelqu’un demande ce qu’est le soufisme, quel genre de religion c’est, la réponse est que le soufisme est la religion du cœur : une religion où l’essentiel est de chercher Dieu dans le cœur de l’humanité.
Un jour, la musique prendra sa place légitime comme la vraie religion de l’humanité.
Chaque esprit a sa propre mesure du bien et du mal, du juste et de l’injuste. Cette mesure est faite par ce qu’on a vécu au cours de la vie, par ce qu’on a vu ou entendu ; elle dépend aussi de la croyance qu’on a dans une religion donnée, de sa naissance dans un pays donné et de son origine dans une race donnée. Mais ce qu’on peut vraiment appeler bien ou mal, juste ou injuste, c’est ce qui apaise l’esprit et ce qui lui cause de l’inconfort. Il n’est pas vrai—même si cela en a l’apparence—que ce soit l’inconfort qui cause les fautes. En réalité, ce sont les fautes qui causent l’inconfort, et c’est la droiture qui apporte l’apaisement.
La religion des soufis est la religion du cœur. La morale principale du soufi est de considérer le cœur des autres : ainsi, dans le plaisir et le déplaisir de son prochain, il voit le plaisir et le déplaisir de Dieu.
L’homme qui cherche à prouver que sa croyance est supérieure à la foi d’autrui ne connaît pas le sens de la religion.
L’amour est l’essence de toute religion, de tout mysticisme et de toute philosophie. Et pour celui qui l’a appris, l’amour accomplit le but de la religion, de l’éthique et de la philosophie : l’amant est élevé au-dessus de toutes les diversités des foi et des croyances.
