Thích Nhất Hạnh

Thích Nhất Hạnh

Moine vietnamien et enseignant de pleine conscience.

Moine bouddhiste, enseignant et militant pour la paix vietnamien qui a popularisé la pratique de la pleine conscience en Occident. Ses enseignements soulignent l'importance de vivre pleinement dans l'instant présent, de cultiver la compassion et de trouver la paix au milieu du chaos de la vie quotidienne. Par ses écrits et ses retraites, il a inspiré les gens à embrasser la pleine conscience comme un chemin vers la guérison et l'éveil spirituel, encourageant les individus à vivre avec conscience et bienveillance.

Thích Nhất Hạnh Citations sur le travail

  • Nous sommes très forts pour préparer notre vie, mais pas très forts pour vivre. Nous savons sacrifier dix ans pour un diplôme, et nous sommes prêts à travailler très dur pour obtenir un emploi, une voiture, une maison, etc. Mais nous avons du mal à nous rappeler que nous sommes vivants dans l’instant présent—le seul instant où nous pouvons être vivants.
  • Si, dans notre vie quotidienne, nous pouvons sourire, si nous pouvons être paisibles et heureux, non seulement nous en profiterons, mais tout le monde en profitera. C’est la forme la plus fondamentale de travail pour la paix.
  • Il ne sert à rien de tracer une ligne et de rejeter certaines personnes comme des ennemis, même celles qui agissent avec violence. Nous devons les aborder avec amour dans le cœur et faire de notre mieux pour les aider à aller vers la non-violence. Si nous travaillons pour la paix par colère, nous n’y réussirons jamais. La paix n’est pas une fin. Elle ne peut jamais naître de moyens non pacifiques.
  • Chacun peut pratiquer une certaine non-violence, même les soldats. Par exemple, certains généraux conduisent leurs opérations de manière à éviter de tuer des innocents ; c’est une forme de non-violence. Pour aider les soldats à aller dans la direction de la non-violence, il faut être en contact avec eux. Si nous divisons la réalité en deux camps—les violents et les non-violents—et que nous restons dans un camp en attaquant l’autre, le monde n’aura jamais la paix. Nous accuserons et condamnerons toujours ceux que nous pensons responsables des guerres et de l’injustice sociale, sans reconnaître le degré de violence en nous-mêmes. Nous devons travailler sur nous-mêmes, et aussi avec ceux que nous condamnons, si nous voulons avoir un impact réel.
  • Nous pensons souvent que la paix, c’est l’absence de guerre : si les grandes puissances réduisaient leurs arsenaux, nous aurions la paix. Mais si nous regardons profondément les armes, nous voyons nos propres esprits—nos propres préjugés, nos peurs et notre ignorance. Même si nous transportions toutes les bombes sur la Lune, les racines de la guerre et les racines des bombes seraient encore là, dans nos cœurs et nos esprits, et tôt ou tard nous fabriquerions de nouvelles bombes. Travailler pour la paix, c’est déraciner la guerre de nous-mêmes et du cœur des hommes et des femmes. Préparer la guerre, c’est donner aux hommes et aux femmes l’occasion de s’exercer à tuer jour et nuit dans leur cœur : c’est planter des graines de violence, de colère, de frustration et de peur, qui se transmettront pour des générations à venir.